Commercy

6 700 hab. (Commerciens) dont 270 à part, 3 537 ha dont 2 262 de bois, sous-préfecture de la Meuse, 38 km à l'est de la préfecture. La ville est sur la rive gauche de la Meuse, au pied de l'arrière-côte de Meuse. Elle est longée par le canal de l'Est et la voie ferrée de Paris à Strasbourg. C'est un actif centre de services, doté d'un lycée général, d'un lycée professionnel et d'un collège publics, d'un lycée et d'un collège privés; hôpital public (42 lits), clinique de 43 lits; maison familiale rurale. Elle est connue aussi pour son grand château Stanislas du début du 18e siècle, à grande cour d'honneur, longtemps caserne, très atteint en 1944 mais restauré, et qui abrite l'hôtel de ville. Elle est tout aussi connue pour son musée de céramiques et d'ivoires; et bien entendu pour sa spécialité de madeleines, que l'on dit aussi anciennes que le château.

Trois établissements dominent l’activité industrielle: SCS (Sauvageau), spécialisé dans le matériel de soudure, qui appartient au groupe de l’Air Liquide par Oerlikon (140 sal., contre 260 en 2005); Tréfileurope, fabricant de fil métallique, au groupe ArcelorMittal (110 sal.); la biscuiterie Bahlsen-Saint-Michel (75 sal.), le principal producteur de madeleines. Les autres principales entreprises sont les travaux publics Chardot (40 sal.), les transports Ribatto (25 sal.); un Intermarché (65 sal.), supermarchés Match (35 et 20 sal.) et Netto (20 sal.), Bricomarché (30 sal.).

La population de Commercy avait atteint 8 900 hab. en 1911; elle était de 7 000 en 1968 et diminue depuis. Elle s'est abaissée de 500 hab. entre 1999 et 2008, mais surtout par révision de la population comptée à part. La majorité municipale est à gauche d elongue date; le maire est Bernard Muller, socialiste. La communauté de communes du pays de Commercy siège dans la ville et associe 10 communes (12 200 hab.); Commercy est également le siège du pays du Haut Val de Meuse (4 communautés de communes, 55 communes, 22 400 hab.). L’arrondissement a 45 100 hab. (43 800 en 1999), 7 cantons, 136 communes, 193 224 ha.

Le canton a 13 700 hab. (13 000 en 1999), 19 communes, 28 577 ha dont 10 838 de bois; il touche à l’est à la Meurthe-et-Moselle et s’étire vers l’ouest sur plus de 30 km. Il est traversé du SE au NO par la vallée de la Meuse et son couloir de circulation. À l’est de la vallée, le relief est divisé entre plateau boisé des Hauts de Meuse et plaine de Woëvre, de part et d’autre de la côte de Meuse. La dépopulation du canton est assez sensible, y compris en ville, où elle est en partie liée à la réduction des emplois industriels; ce mouvement a facilité les fusions de communes, qui bien entendu ne le freinent nullement.

Vers l’est, le grand finage de Geville (590 500 hab., 3 310 ha dont 1 366 de bois) est le résultat d’une fusion de 1973 entre Jouy-sous-les-Côtes (280 hab.), Corniéville (140 hab.) à l’est et Gironville-sous-les-Côtes au nord (150 hab.), toutes trois au pied de la côte de Meuse. Le nom choisi est en rapport avec le site de Gévaux, marqué par une chapelle dans un vallon du plateau; un fort de 1883 domine l’ancien village de Gironville; club d’ULM et musée de la Belle époque à Jouy. L’ancienne abbaye de Rangeval est aussi au pied de la côte au SE, au-delà de Corniéville. Le finage s’étend vers l’est dans la plaine de Woëvre, dans les bois et les étangs de Rangeval qui appartiennent à la forêt domaniale de la Reine. La commune s'est accrue de 90 hab. entre 1999 et 2008.

Euville (1 740 Euvillois, 2 976 dont 845 de bois), sur la rive droite de la Meuse à 3 km au SE de Commercy, a également intégré trois autres communes en 1973, dont Vertuzey à l'est sur le canal, Aulnois-sous-Vertuzey au nord-est au pied du plateau, et Ville-Issey au sud sur la voie ferrée; l’hôtel de ville, achevé en 1909, victime d’un incendie en 1994 mais restauré, est un remarquable spécimen d’«art nouveau nancéen» de l’architecte Henri Gutton. La pierre d’Euville fut appréciée dans la construction, par exemple pour l’Opéra de Paris. La population communale s'est accrue de 280 hab. entre 1999 et 2008.

Lérouville (1 520 Lérouvillois, 1 438 ha dont 627 de bois), 5 km au NO de Commercy au bord du canal de l’Est, est un lieu de bifurcation ferroviaire, où la ligne vers Metz par la vallée de l’Orne se détache du tronc Paris-Nancy-Strasbourg; transports Sodel (25 sal.), falaise d’escalade dans une ancienne carrière; mais la fabrique de pierre reconstituée Rocamat (40 sal.) a fermé en 2009. Lérouville a eu 3 300 hab. en 1911; tombée à 1 100 hab. en 1921, sa population est ensuite remontée à 1 800 en 1962; elle a diminué ensuite, puis a repris 110 hab. après 1999. Vadonville (260 hab., 521 ha dont 240 de bois), juste au nord de Lérouville, a des petits négoces.

À l’ouest du canton, le plateau est très boisé et s’incline doucement vers le talus de la côte des Bars, qui le domine près de la limite du canton. La N 4 franchit cette côte tout au sud à Saint-Aubin-sur-Aire (180 hab., 1 417 ha), à la source de l’Aire, 14 km au SO de Commercy. La commune a reçu en 2007 deux parcs éoliens de 4 et 5 mâts (20 MX ensemble) du groupe espagnol Iberdrola.

Trois autres communes se partagent cet espace, toutes trois issues de fusions. Cousances-lès-Triconville (150 hab., 1 827 ha dont 517 de bois), au nord-ouest, accueille la fromagerie Donge (45 sal.); elle associe Triconville (100 hab. en 1972) à Cousances-aux-Bois plus au nord, qui n’avait alors que 30 hab. Erneville-aux-Bois (180 Ernevillois, 2 805 ha dont 882 de bois) réunit depuis 1972 Ernecourt (120 hab.), Domrémy-aux-Bois (85 hab.) et Loxéville (55 hab.). Tous ces villages et anciens villages sont dans la vallée de l’Aire. Un peu plus à l’est dans les bois, Chonville-Malaumont (180 hab., 1 880 ha dont 642 de bois) réunit deux villages distants de 4 km, plus proches de Commercy (7 à 8 km), dans une petite vallée sèche qui va vers la Meuse; Chonville avait 170 hab., Malaumont moins de 40 en 1972. Leur population a bien décliné, même depuis la fusion; Chonville avait à elle seule plus de 500 hab. autour de 1850, Malaumont une centaine.