Confolens

3 000 hab. (Confolentais) dont 210 à part, 1 896 ha, sous-préfecture du département de la Charente, 65 km au NE de la préfecture sur l'éperon de confluence de la Vienne et du Goire, qui lui vaut son nom. La ville est située sur le socle ancien, très près de sa bordure, et fut ainsi un centre d'échanges dans une situation très caractéristique. Devenue chef-lieu de comté, à peu près à égale distance de Limoges, Poitiers et Angoulême, elle fut très active dans les foires, puis dans la tannerie. Mais, située un peu à l'écart des grands axes, et dans l'angle mort des trois métropoles, elle n'a pas ensuite renouvelé ses activités.

Son centre a conservé une allure médiévale, avec maisons anciennes et ruelles, le donjon carré et la porte du château (12e-13e s.); église à portail gothique, chapelle d'un ancien établissement des hospitaliers, hôtel de ville dans un bel hôtel du 17e s. Sur la Vienne, le Vieux pont a été sans cesse remanié depuis le 14e siècle mais conserve une silhouette basse et trapue; il mène au quartier de rive gauche, Saint-Barthélemy, également riche en maisons anciennes et hôtels bourgeois, autour d'une église romane; un pont de 1849 à larges arches double le Vieux pont en amont; dans la vallée du Goire, un moulin à huile a été rénové. La ville a acquis une renommée grâce au Festival international des musiques et danses du monde, qui se tient à la mi-août depuis 1958.

Confolens a un hôpital, un lycée polyvalent public, un collège public et un privé, un institut médico-éducatif, un Intermarché (45 sal.), un Bricomarché (20 sal.). Deux usines: appareillages électriques Legrand (190 sal.), en extension de la base limousine de la firme; fonderie d’aluminium et bronze Socometa (Confolentaise de métallurgie, 70 sal.); plus quelques ateliers dans les viandes (découpe Demont, 45 sal.), la literie (sommiers et matelas HBS ex-Veldeman, 20 sal.), les cartonnage, reliure et façonnage de catalogues, surtout d'échantillons de tissus (Raimbault, 35 sal.); transports par autocars Géron (Polytour, 35 sal.).

Confolens reste l’une des très petites sous-préfectures de France et la commune n’a jamais dépassé 3 200 hab., oscillant autour des 3 000 depuis près de deux siècles; elle a 70 hab. de moins qu'en 1999. Le maire est Jean-Louis Dutriat (UMP), ancien commerçant. La ville est le siège de la communauté de communes du Confolentais, qui réunit 26 communes et 12 900 hab. L’arrondissement a 64 900 hab. (36 700 en 1999), 10 cantons, 139 communes, 226 800 ha; il a presque doublé en 2008 avec le transfert des quatre cantons d'Aigre, Mansle, Ruffec et Villefagnan, précédemment dans l'arrondissement d'Angoulême.

Les 2 cantons, de part et d’autre de la Vienne, ont 11 200 hab., 18 communes, 52 454 ha dont 8 340 de bois; ils sont limitrophes du département de la Vienne et, pour le canton Est, de la Haute-Vienne; ce dernier est entièrement sur le plateau ancien limousin. Seule la commune d’Ambernac (400 Ambernacois, 3 005 ha dont 793 de bois), 13 km au SO de Confolens, traversée par la haute Charente que rejoint le Brailloux, s’étend sur les terrains sédimentaires de bordure; elle a exploité jadis un peu de plomb argentifère à la limite du massif ancien; château de Praisnaud (18e s.).

Ansac-sur-Vienne (860 Ansacois, 3 079 ha dont 800 de bois), juste au sud de Confolens sur la rive gauche de la Vienne, complète la petite agglomération centrale; transports Belair (TB, 30 sal.). Manot (620 Manotais, 2 034 ha dont 403 de bois), 6 km au sud d'Ansac, également sur la rive gauche de la Vienne, a une église inscrite du 12e s. avec un beau portail roman, et un finage qui s'étire le long de la Charente; village de vacances; maçonnerie Trarieux (20 sal.), exploitation forestière Enixon (20 sal.). Les deux communes sont traversées par le Vélo-rail de Charente Limousine. Saint-Maurice-des-Lions (970 Saint-Mauriçois, 5 0008 ha dont 406 de bois), 7 km au sud-est de Confolens, au bord du Goire, a une église classée du 12e s. et une briqueterie Terreal (30 sal.).

À l’extrême nord-est à 17 km de Confolens, Oradour-Fanais (390 350 Radounaux, 2 641 ha) est la commune la plus septentrionale de la Charente. À Abzac (520 Abzacois, 3 335 ha dont 568 de bois), 11 km au nord de Confolens, se voient le château renaissance de Serres (ou Serre) et, au-dessus de la Vienne, le château de la Fayolle (fin du 15e s., avec donjon du 13e et très remanié au 18e s.), ainsi que plusieurs anciennes tuileries classées; tuiles et briques de Chardat (20 sal.). Chacine des deux a gagné 40 hab. depuis 1999.

Saint-Germain-de-Confolens (100 Saint-Germanois, 467 ha), considéré comme «village de charme», est à 5 km en aval de Confolens, au confluent de la Vienne et de l’Issoire, dont les plans d’eau sont élargis par le barrage de Jousseau à Millac (Vienne). Le village est dominé par les ruines de l’ancien château, dont deux grosses tours rondes; son église romane fut la chapelle du château. On voit aussi des restes de tanneries et de maisons anciennes à colombage, comme la maison du Sabotier; un dolmen sur la rive gauche.

La commune d’Esse (500 Essois, 3 037 ha dont 307 de bois), dont le village est à 4 km NE de Confolens, occupe le plateau granitique entre Confolens et Saint-Germain, bordé à l’ouest par la Vienne et au nord par l’Issoire; au village, église romane, musée des Ostensions et de la religion populaire. Dans la commune se dispersent l’étang des Sèches, le domaine de cervidés de Longueville, le petit château Guyon (17e s.), le grand château classé de Villevert (19e s.), le menhir du Repaire (Pierre-Fixe).

Brillac (650 Brillachons, 4 241 ha dont 544 de bois), 6 km ENE d’Esse sur le plateau dominant l’Issoire, a un village de vacances et une maison de retraite; une tour reste de l’ancien château; vieux pont sur l’Issoire. Lesterps (500 Lesterrois, 3 603 ha dont 316 de bois), 9 km à l’est de Confolens, dont le nom évoque un essart, a une grosse église à haut clocher-porche en granite, du 11e siècle, et des maisons anciennes; maison du Patrimoine (musée). Lesterps, qui a perdu 120 hab. de 1999 à 2008, partage avec Saulgond, au sud dans le canton de Chabanais, un parc de 7 éoliennes (14 MW), ouvert en 2011 par la société ABO-Wind.

Brigueuil (1 080 Brigueuillois, 4 707 ha dont 1 397 de bois), 18 km au SE de Confolens, fut un village fortifié, et un chef-lieu de canton jusqu’en 1880; il reste à ce «village de charme» deux portes, une tour ronde, la base d’un donjon carré et des maisons anciennes; fabrique d’appareils de contrôle Micro Contrôle (100 sal.); papeterie-cartonnerie Artedist ex-Hyper Embal (50 sal). La population communale a beaucoup diminué depuis les 2 200 hab. de 1820-1830, mais semble manifester une très légère reprise depuis 1980. Le finage contient à l'est la forêt de Brigueuil, riche en étangs.