Côte-d’Or (département de la)

département de la région Bourgogne, tenant son quart nord-est; le nom vient de l’appellation déjà ancienne attribuée au grand talus qui porte le Vignoble et domine Dijon et Beaune, exposé au soleil levant et depuis longtemps réputé pour ses vins. La Côte-d’Or a une superficie de 8 763 km2 ; divisé en 3 arrondissements, elle a pour préfecture Dijon, pour sous-préfectures Beaune et Montbard; elle totalise 43 cantons, 707 communes, 20 communautés de communes ou d’agglomération, 5 pays outre l’agglomération dijonnaise, dont un débordant sur la Nièvre. La population était de 506 800 Côte-d’Oriens au recensement de 1999, en augmentation par rapport à 1990 (493 900) et 1975 (456 100); elle est estimée à 521 600 en 2008, soit une densité de 60 hab./km2, la moitié de la moyenne nationale; la population totale atteint 535 400 hab.).

Le conseil général de la Côte-d’Or a une courte majorité de droite (22 voix contre 21), le président étant François Sauvadet, élu de Vitteaux, député Nouveau Centre. Deux sénateurs sont socialistes, un UMP. Quatre députés sur cinq sont de droite, une socialiste. La municipalité de Dijon, longtemps à droite, a depuis 2002 une majorité de gauche, menée par François Rebsamen.

Le département a pour voisins l’Aube, la Haute-Marne, la Haute-Saône, le Jura et les trois autres départements de la région, donc seulement deux régions. Il se divise en une partie de plaine à l’est et une plus grande partie de plateaux à l’ouest. Un axe majeur, un peu décalé vers l’est et de direction méridienne, associe Dijon au centre, la petite agglomération industrielle d’Is-sur-Tille au nord, Beaune et le Vignoble au sud, c’est-à-dire plus de la moitié de la population. Vers l’est, cet axe se diffuse vers la Saône, qui écorne le département d’Auxonne à Seurre et ne lui laisse qu’un très petit accès à la Bresse.

Au-dessus du Vignoble, l’extrémité des plateaux calcaires du Bassin parisien s’élève à plus de 600 m dans les hauteurs boisées formant la Montagne bourguignonne; les plateaux s’inclinent vers le nord-ouest et sont incisés par les vallées encaissées de l’Ource, de la Seine, de la Brenne et de l’Armançon; la partie la plus basse du plateau principal, dite la Vallée, est à son tour dominée au nord de Châtillon-sur-Seine par le plateau soutenu par les calcaires portlandiens (rauracien), dont le département n’a toutefois qu’une petite fraction. Vers le sud-ouest, le territoire de la Côte-d’Or mord un peu sur le glacis du Morvan au-delà de Saulieu, y projetant même la petite enclave de Ménessaire, plus largement sur la dépression périphérique en Terre Plaine et Auxois, où apparaissent de beaux sites escarpés ornés de châteaux et de vieux villages pittoresques. Montbard est le chef-lieu de cet intérieur plutôt dépeuplé mais aux horizons assez variés.

La surface agricole du département est de 459 000 ha, dont 310 000 de labours, 138 000 en herbe et 9 500 en vignes, l’agriculture entre pour 8% dans le produit brut, ce qui est plus que la moyenne française. Le produit départemental annuel est d’environ 13 milliards d’euros, soit 25 800 par habitant et 61 000 par emploi, un peu plus que la moyenne nationale; il en est de même pour les revenus: en partie grâce au Vignoble, ils sont un peu supérieurs à la moyenne. Sur 220 000 personnes employées, 72% sont dans le secteur tertiaire et 17 dans l’industrie, ce qui est assez proche de la moyenne française.