Cotignac

2 000 hab. (Cotignacéens), 4 426 ha dont 1 400 de bois et 1 200 agricoles, chef-lieu de canton du département du Var dans l'arrondissement de Brignoles, 37 km à l'ouest de celle-ci, au nord d'une petite plaine drainée par l'Argens. Ce «village de caractère du Var» est double, avec un vieux bourg perché sur le Rocher, à rues étroites et maisons en partie troglodytes et un centre moderne au pied, autour d'une place ombragée. La commune aussi est divisée à moitié entre la petite plaine et les garrigues des Plans de Provence au nord et à l'ouest; cascade des Trompines, tours sarrasines et fontaines, campanile du 14e s. et chapelle mariale, théâtre de verdure, monastère de bénédictines; exposition Autrefois-aujourd'hui; il s'y tient un festival du Rocher. 541 ha de vignes y sont déclarés; la cave coopérative est sur le site d'un moulin à huile et d'une ancienne chapellerie; nettoyage Dits (75 sal.). La population communale est passée de 3 600 hab. au milieu du 19e s. à moins de 1 400 en 1954 puis a un peu augmenté, surtout après 1980; elle a gagné 120 hab. entre 1999 et 2007, et enregistrait 650 résidences secondaires en 1999.

Le canton a 7 400 hab., 6 communes, 17 875 ha dont 9 147 de bois. Carcès, au sud-est, en est la commune la plus peuplée. Entrecasteaux (870 Entrecastelains, 3 211 ha dont 2 011 de bois) est à 9 km à l'est du chef-lieu dans la vallée encaissée de la Bresque, qui conflue avec l'Argens au sud, à la limite de la commune et de celle du Thoronet; château des 15e et 17e-18e s. au centre du village avec jardin à la française et musée, nombreuses maisons anciennes, chapelle mariale de l'Aube (12e s.). Le château de Riforand est à l'angle NO de la commune. Celle-ci cultive 296 ha de vignes et a une cave coopérative ainsi qu'une coopérative oléicole; elle enregistre 340 résidences secondaires. La population était tombée à 470 hab. en 1975, contre plus de 2 000 dans la première moitié du 19e s.; elle s'est accrue de 150 hab. entre 1999 et 2006.

Saint-Antonin-du-Var (480 Antonais, 1 764 ha dont 1 000 de bois), à l'est d'Entrecasteaux, regarde plutôt vers Lorgues, située à 9 km à l'est. La commune a été créée en 1954 à partir d'Entrecasteaux, avec 300 hab., et sa population a un peu augmenté depuis. Les châteaux des Salgues et de Mentonne sont au nord de la commune dans les garrigues, et ont des jardins protégés.

Montfort-sur-Argens (880 Montfortais, 1 192 ha dont 450 de bois) est à 10 km SSO du chef-lieu près de la rive gauche de l'Argens, à l'extrémité occidentale de la petite plaine de Carcès. Le vieux village provençal se tient sous un château des hospitaliers, et a une tour de l'horloge; château de Robernier au nord, bourg castral d'Espeluque (11e s.), château des Commandeurs (13e s., refait aux 14e puis 16e et 17e s.). La mention «sur Argens» date de 1904. Montfort a eu plus de 1 000 hab. dans les trois premiers quarts du 19e s., 500 seulement en 1975; elle a gagné 170 hab. de 1999 à 2005. Elle cultive 364 ha de vignes et a une cave coopérative.

La partie occidentale du canton est tenue par Correns (675 Corrensois, 3 706 ha dont 2 617 de bois), qui est à 5 km au NO de Montfort mais ne dispose pas d'accès direct à Cotignac. Le village est dans la vallée encaissée de l'Argens, qui au nord-ouest est resserrée dans le Vallon Sourn. On y voit la vieille enceinte du fort Gibron, une porte, le jardin du château de Miraval (20e s.) dans un vallon à la pointe SO de la commune. Correns cultive 248 ha de vignes et a une cave coopérative. Sa population, qui dépassait 1 500 hab. dans la première moitié du 19e s., était tombée à 400 hab. en 1975; elle croît depuis et a gagné 130 hab. de 1999 à 2006.