Coursegoules

320 hab. (Coursegoulois), 4 098 ha dont 503 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l'arrondissement de Grasse, 39 km au NNE de la ville à 1 030 m. Le centre, «village pittoresque des Alpes-Maritimes» en colimaçon, est au pied de l'extrémité orientale du Cheiron, et domine le haut cours de la Cagne qui descend vers l'est en direction de Cagnes. Il a des restes de fortifications, un moulin à grains du 13e s., plusieurs chapelles et bergeries anciennes, une maison du 18e s. dite de Diane de Poitiers. Son finage atteint 1 705 m à la Croix de Verse et contient des bergeries et plusieurs chapelles, dont celle de Saint-Michel qui est en partie des 6e et 7e siècles. Le village peut communiquer avec Grasse par les gorges du Loup, avec Vence par le col de Vence (963 m). La commune a autant de résidences secondaires que de résidences principales (150); elle a eu 630 hab. en 1846, et un minimum de 120 hab. en 1954; sa population augmente peu à peu depuis.

Le canton a 1 700 hab., 8 communes, 21 568 ha dont 7 568 de bois. Son territoire est bordé au nord par l'Esteron et n'atteint pas le Var à l'est; il est barré en sa partie centrale par le grand relief du Cheiron; il est troué de dolines, de grottes et d'avens. C'est au Cheiron que Gréolières (460 Gréolois, 5 267 ha dont 2 936 de bois) a dû un nouvel élan, en portant la station de sports d'hiver la plus proche de l'agglomération cannoise. Le village est à 810 m d'altitude, à 40 km au nord de Grasse et conserve des restes de deux châteaux des Hautes et Basses Gréolières du 13e s., le premier abandonné au 16e s., le second restauré au 18e s.; vol libre, parcours d'aventure, borne miliaire sur la route d'Andan; grottes et avens. Située en ombrée, Gréolières-les-Neiges culmine à 1 770 m à la Cime du Cheiron. La route qui vient du village par le Plan du Peyron à l'ouest de la commune court sur 18 km. La station offre 22 pistes et 10 remontées mécaniques sur un domaine de 1 000 ha, plus 30 km de pistes de ski nordique. Le Loup fixe la limite méridionale de la commune. Gréolières a eu plus de 800 hab. en 1831, 160 seulement en 1954 et progresse depuis. Elle avait aussi 500 résidences secondaires en 1999. Sa population s'est accrue de 80 hab. entre 1999 et 2007.

Cipières (270 Cipiérois, 3 815 ha dont 464 de bois), à 780 m et 5 km au sud de Gréolières par la route, fait face à Gréolières de l'autre côté du Loup et occupe le sud-ouest du canton, sur le grand plateau de Calern, où s'est installé l'observatoire du Cerga (Centre de recherches en géodynamique et astrométrie). Cipières a un château des 13e et 18e s., de nombreuses bergeries; sa population dépassait 900 hab. au début du 19e s., mais n'était plus que de 120 hab. seulement en 1954 et 130 en 1975. Elle augmente depuis, gagnant 70 hab. de 1999 à 2005; 130 résidences secondaires.

Cinq communes sont au nord et à l'est de Coursegoules. Roquestéron-Grasse (65 Roquerois, 2 398 ha) jouxte Roquesteron sur la rive droite de l'Esteron et n'a guère de rapport avec Coursegoules qui est à plus de 30 km par des routes malcommodes (9 à vol d'oiseau); son finage grimpe dans les bois jusqu'au pied de Gréolières-les-Neiges mais ne participe pas à la station. Séparé de Roquesteron par la frontière en 1760, le village a jadis été juché sur un rocher, abandonné dès la fin du 15e s.; l'actuel a une église romane des 13e et 16e s. La commune déclare 2 000 ha de bois… Son nom fut jadis La Roque-Exteron, et s'orthographie aujourd'hui, par exception, avec un accent. Elle a eu 240 hab. vers 1850, 36 seulement en 1936.

Conségudes (60 Conségudois, 1 247 ha dont 821 de bois) et Les Ferres (60 hab., 1 370 ha dont 252 de bois) sont de beaux villages perchés à 650 et 615 m au-dessus de l'Esteron, dont ils sont séparés par les courtes mais profondes clues de Bouis et de la Piguière, délimitant de belles formes de crêts en «fer à repasser» qui résultent de l'écorçage du gros anticlinal du Cheiron. La population de Conségudes reste proche de son plus bas niveau, atteint en 1990; la commune avait cinq fois plus d'habitants autour de 1840. Le plan quadrillé du petit village, sur son versant d'adret, signale une reconstruction du 17e s., l'ancien site plus haut perché ayant été abandonné. Les Ferres ont gagné 30 hab. de 1999 à 2005.

Bouyon (360 Bouyonnais, 1 229 ha dont 392 de bois) et Bézaudun-les-Alpes (140 Bézaudinois, 2 144 ha dont 200 de bois) sont sur les pentes orientales du Cheiron, à 640 et 860 m; restes du château seigneurial (13e et 16e s.) et de remparts à Bouyon, de remparts et de tour du 13e-14e s. à Bézaudun, qui offre aussi une église du 12e s., un panorama avec table d'orientation et, à Villeplaine, un enclos préhistorique. Le Bouillon draine les eaux vers l'Esteron, qu'il atteint en face de Gilette. La montagne du Chiers (1 085 m) sépare ces communes du canton de Vence. Les deux villages ont accès à Coursegoules (11 km de Bouyon) et Bouyon est traversé par la D 1, qui met le village à 11 km de Carros au sud-est, mais laisse Roquesteron à plus de 20 km au nord-ouest. Bézaudun a gagné une quarantaine d'habitants entre 1999 et 2006 (+27%); la mention «les Alpes» est de 1933.