Courville-sur-Eure

2 800 hab. (Courvillois), 1 113 ha, chef-lieu de canton d'Eure-et-Loir dans l'arrondissement de Chartres, 20 km à l'ouest de la préfecture dans la vallée de l'Eure. Le bourg a quelques maisons anciennes, une église classée, un collège public, deux maisons de retraite. Il est desservi par la N 23 et la voie ferrée Paris-Brest; une usine Metalor (AEMC, groupe suisse du Locle) fait des contacts électriques, aux deux tiers exportés, et occupe plus de 310 personnes; équipements d'emballage Nova (30 sal.), imprimerie Moderne (20 sal.), produits chimiques Seratec (20 sal.), magasin Super U (40 sal.), réseaux électriques Somelec (25 sal.). La commune avait 1 700 hab. en 1931 et sa population augmentait depuis, mais s'est stabilisée entre 1999 et 2007. Le bourg est le siège de la communauté de communes du pays Courvillois, qui rassemble 20 communes et 11 500 hab.

Le canton a 13 800 habitants (12 400 hab. en 1999), 18 communes et 25 660 ha dont 3 919 de bois; il se situe en Beauce, de part et d'autre de la haute vallée de l'Eure. À l'est, il inclut Saint-Georges-sur-Eure, déjà en banlieue de Chartres. Entre ce bourg et Courville, Saint-Luperce (910 hab., 1 435 ha), également au bord de l'Eure, contient plusieurs étangs et le château de Blanville (17e-18e s.); menuiserie Allard (40 sal.); elle n'avait que 530 hab. en 1975 et croît depuis. Un peu au nord, Fontaine-la-Guyon (1 500 Guidofontanais, 1 459 ha dont 321 de bois) a reçu un Intermarché (30 sal.) et une maison de retraite; l'ancien château a été en grande partie détruit pour le passage du canal de l'Eure. La commune n'avait encore que 490 hab. en 1968 et poursuit sa croissance, gagnant 400 hab. de 1999 à 2007. À l'extrémité nord-est du canton, Dangers (420 hab., 739 ha), qui est à 14 km au NO de Chartres, accueille une métallerie (Ouest Industrie, 80 sal.).

À l'ouest, le canton s'arrête aux limites du parc du Perche, précédées par de grandes forêts, comme celle de Montécot qui est dans la commune du Favril (330 hab., 2 380 ha dont 1 335 de bois); Le Favril est un petit village est à 8 km ONO de Courville. À l'angle nord-ouest du canton, dans les bois entre les forêts de Montécot et de Senonches, Saint-Maurice-Saint-Germain (460 Saint-Mauriciens dont 50 à part, 1 219 ha) est issue d'une fusion de 1835 entre Saint-Maurice-de-Galoup et Saint-Germain-de-l'Épinay. Elle partage avec Pontgouin (1 300 hab. dont 320 comptés à part, 2 516 ha dont 622 de bois), un peu en aval, le domaine de l'immense château des Vaux au bord de l'Eure, construit au 19e s. à la façon Louis XIV et pourvu de 300 pièces; une institution religieuse y abrite un internat avec collège, lycée et lycée agricole (700 élèves), ce qui explique la population comptée à part des deux communes; un parc de 120 ha et 2 ha de jardins. De ce site devait jadis partir un canal apportant les eaux de l'Eure au château de Versailles, mais Vauban, qui avait fait construire les écluses de Boizard (classées) à Pontgouin, a fini par y renoncer. Pontgouin a aussi une maison de retraite et un atelier de textile pour gaines électriques (Lejeune, 20 sal.).

Tout au sud, à 24 km ESE de Chartres et 7 km SSO de Courville, Villebon (90 hab., 216 ha), rattachée au canton en 1995, a un joli château de brique rose (14e au 17e s.), à douves, étang et parc. Tout près, juste au nord-est, Fruncé (330 hab., 1 697 ha) est aux sources du Loir.