Couserans (le)

contrée des Pyrénées ariégeoises comprenant l'ensemble du bassin du Salat, soit à peu près l'arrondissement de Saint-Girons. Le nom vient de la tribu des Consoranii et le chef-lieu fut Lugdunum Consoranum, sur le site actuel de Saint-Lizier; puis le relais fut pris par sa voisine Saint-Girons. Quoique modelé dans des roches relativement peu résistantes et d'un relief plutôt modéré, le pays est divisé en vallées qui formaient de petites unités de vie assez isolées les unes des autres. À la fois pastoral et forestier, il a été marqué par d'incessantes querelles de voisinage pour l'appropriation des estives, et par la guerre des Demoiselles (1829-1832), déclenchée par l'application du Code forestier de 1827, qui supprimait nombre d'usages et de libertés ancestraux et mettait en défens tous les bois. Dominé au sud par la crête des Pyrénées dans une partie élevée et sans grandes échancrures, le Couserans reste à l'écart des grands axes et dépourvu de passage routier vers l'Espagne; la dépopulation y a été très sensible.

Deux intercommunalités portent son nom, la communauté de communes du Bas-Couserans (11 communes, 2 900 hab.) qui siège à Mercenac, et la communauté de communes rurales du Val Couserans, qui groupe 8 communes dispersées du canton de Saint-Girons (1 400 hab.), avec siège à Rivèrenert. Il existe enfin un pays du Couserans, groupant 95 communes (28 000 hab., 1 636 km2), dont les 7 communautés de communes du Castillonnais, de l'agglomération de Saint-Girons, rurales du Val Couserans, du Bas-Couserans, du canton d'Oust, du canton de Massat, du Volvestre ariégeois et Séronnais 117, plus 4 communes isolées; il siège à Saint-Girons.