Dainville

5 700 hab. (Dainvillois), 1 122 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l’arrondissement d’Arras, 4 km à l’ouest de la préfecture. Le bourg est sur la N 25 et contigü à Arras ; la commune est traversée par la rocade sud-ouest d’Arras et par une bifurcation ferroviaire avec gare. Dainville accueille l’atelier de pièces plastiques Knauf (65 sal.), un centre Leclerc (250 sal.), un magasin Conforama (40 sal.) ; transports Coupe (130 sal.), transports Laflutte (55 sal.), espaces verts Grandeur Nature (35 sal.) ; gardiennage Europe Sécurité (100 sal.), ERDF (40 sal.) et GDF (80 sal.); centre d’aide par le travail, maison de retraite; cimetières britanniques. La commune avait environ 1 100 hab. de 1875 à 1940, et a entamé sa croissance après la dernière guerre; elle a culminé à 5 800 hab. en 1975 puis s’est un peu dépeuplée mais a regagné 150 hab. de 1999 à 2010.

Le canton a 18 500 hab., 10 communes, 7 514 ha dont 378 de bois; il a été créé en 1991. Outre Sainte-Catherine, Anzin-Saint-Aubin et Marœuil au nord-ouest de la préfecture, il comporte 6 communes de moins de 2 000 hab. Duisans (1 500 Duisanais dont 280 à part, 1 072 ha) est juste au nord du chef-lieu, et confine à la commune d’Arras. Le village est sur la rive droite de l’Ugy juste avant son confluent avec la Scarpe et la N 39 traverse l’angle nord-est du finage; un château du 18e s. abrite une institution scolaire privée (collège Clairefontaine, 250 élèves); ancienne redoute romaine. Duisans abrite l’atelier des meubles de bureau Duwic (120 sal.), les installations électriques Sodelem (15 sal.), les Plâtreries Nouvelles (30 sal.), les transports Landru (35 sal.). La commune avait environ 650 hab. dans les années 1950 et 1960 puis sa population a augmenté, atteignant 1 000 hab. en 1990 et gagnant encore 100 hab. de 1999 à 2010.

Étrun (340 Strumensiens, 222 ha) occupe un très petit finage allongé au nord de celui de Duisans, traversé par la N 39 et drainé par le Gy; le nom vient de strom, torrent. Un ancien oppidum gaulois s’étend sur 40 ha et voisine avec des vestiges de l’ancienne abbaye des Dames; manoir des 17e-18e s., pisciculture. Mont-Saint-Éloi (1 000 Mont-Saint-Élogiens, 1 585 ha dont 199 de bois) occupe la plus grande partie du nord-ouest du canton, 10 km au NO d’Arras et a une gare sur la voie d’Arras à Boulogne. La commune est traversée par la D 341, ancienne chaussée Brunehaut d’Arras à Thérouanne, et comporte plusieurs hameaux dans la vallée de la haute Scarpe dont Écoivres, ancienne commune absorbée en 1821, et dotée d’une église à flèche à crochets; menhir des Pierres Jumelles, abbatiale du 7e dont il reste des ruines du 17e s.; travaux publics Eiffage (30 sal.). La population communale est restée à peu près stable au cours des deux derniers siècles.

Acq (560 Acquois, 486 ha) achève au nord-ouest le canton, sur la rive gauche de la Scarpe, avec un étroit finage nord-sud; deux anciennes brasseries du 19e s. y sont protégées; la commune a gagné 40 hab. entre 1999 et 2010. Écurie (430 Écuriens, 299 ha) est à 5 km au nord d’Arras entre les routes de Béthune et de Lens et a gagné 130 hab. entre 1999 et 2010 (+43%); le nom vient d’un patronyme latin Scurrius; transports Godefroy (45 sal.). Roclincourt (810 Roclincourtois, 593 ha) est à l’extrémité nord-est du canton, 5 km NNE d’Arras à l’est de la N 17; le village a été détruit pendant la Grande Guerre. L’aérodrome d’Arras y dispose d’une piste en herbe de 1 200 m et de deux aéroclubs (Ailes de l’Artois et Ailes arrageoises), avec vol à voile, ULM et montgolfières. La population communale a progressé depuis les 390 hab. de 1962.