Dieuze

4 050 hab. (Dieuzois) dont 270 à part, 935 ha dont 203 de bois, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Château-Salins, 20 km à l’est de celle-ci. La ville est dans la vallée de la Seille, à la confluence de plusieurs ruisseaux comme le Verbach et le Spin. Elle y fut une place forte, succédant à Duosa villa, et un chef-lieu de l’exploitation du sel au Moyen Âge. Un canal des Salines, à présent abandonné, la reliait à la Sarre à Mittersheim; restes de forts, de la saline royale au nord de la ville, et de tuileries; jardins du château de Monthaisons.

La ville est active, possède lycée et collège publics, lycée professionnel privé, hôpital (20 lits) et maison de retraite, supermarchés Match (40 sal.) et Intermarché (30 et 25 sal.). Ficomirrors, du groupe espagnol Ficosa, y emploie 260 personnes à la production de verre plat, l’usine de roulements à billes GGB (Glacier Garlock, allemand) 100; escaliers Somme (20 sal.); travail temporaire Adecco (55 sal.). Mais ont récemment disparu les céramiques sanitaires Kohler (états-unien), les plastiques Pixley Richards (états-unien), une usine chimique du groupe Total, héritière de la saline par la firme Kuhlmann, ainsi que la fabrique de rétroviseurs Harman, passée par Magneti Marelli. Dieuze est le siège de la vaste communauté de communes du Saulnois, qui réunit 128 communes et 29 700 hab., relevant de cinq cantons.

Le canton a 7 400 hab. (7 200 en 1999), 22 communes, 13 220 ha dont 3 367 de bois; il est dominé au nord-ouest par la côte qui porte la forêt de Bride. Ces reliefs ont été l’objet de violents combats, comme en témoigne la petite commune de Zarbeling (70 hab., 387 ha), la plus septentrionale du canton à 13 km au nord de Dieuze, ravagée lors de la bataille de Morhange, qui a nécropole nationale et cimetière militaire.

Vers le sud-est au contraire, le canton est dans la plaine humide du pays des Étangs. Le vaste étang de Lindre (620 ha), réservé à la pêche, se ramifie en plusieurs doigts dans les hautes vallées de la Seille, au bord de la forêt domaniale du Ramersberg. Sa création remonte au Moyen Âge et avait pour objectif la fourniture de poisson; il a été agrandi ensuite pour assurer l’alimentation du canal des Salines; devenu propriété privée au 19e siècle, il fut maintenu empoissonné et l’armée interdisait sa mise en assec; après un bombardement états-unien, la digue fut refaite en 1946; en 1976, le Conseil général de la Moselle s’en est rendu acquéreur et l’entretient comme site de pêche et d’oiseaux. Lindre-Basse (230 hab., 827 ha dont 317 de bois), 3 km au SE de Dieuze, et Tarquimpol (70 hab., 409 ha), sur l’étroit pédoncule d’une presqu’île du lac à 7 km au SE de Dieuze, occupent ses rives. À Lindre-Basse se trouve le domaine départemental de Lindre, «site nature» du Conseil général, sur 1 000 ha; à Tarquimpol, la maison du Pays des Étangs. Curieusement, le nom de Tarquimpol est une altération compliquée de l’ancien nom Decem Pagi (dix villages)…

Au nord-est, Cutting (130 hab., 562 ha), 10 km ENE de Dieuze, au bord du canal des Salines abandonné, a reçu une nécropole nationale. Zommange (38 hab., 634 ha dont 320 de bois) et Rorbach-lès-Dieuze (56 hab., 421 ha dont 260 de bois), à 7 km et 11 km ENE de Dieuze, ont chacune ses bois et son étang: Zommange (48 ha) et Lansquenet (56 ha).

Il en est de même de Gelucourt (250 hab., 1 234 ha) tout au sud du canton, à 7 km de Dieuze, dans la vallée du Videlange, affluent de la Seille, qui partage avec sa voisine d’aval Guéblange-lès-Dieuze (170 hab., 489 ha) l’aérodrome de Dieuze, (LFQZ), proche d’un terrain militaire, site d’ULM avec aéroclub et trois pistes gazonnées (850 m). Val-de-Bride (660 hab., 1 112 ha dont 326 de bois), à 3 km au NO de Dieuze, résultat de la fusion de Guénestroff et de Kerprich-lès-Dieuze en 1973, a repris le nom de la forêt qui limite au nord la commune.