Épinac

2 400 hab., 2 577 ha dont 610 de bois, chef-lieu de canton de Saône-et-Loire dans l'arrondissement d'Autun, 20 km ENE d'Autun. Ancienne cité minière, la ville exploitait déjà houille et verrerie pour le compte de la famille Clermont-Tonnerre au 18e s., qui a fourni du charbon au Creusot jusqu'en 1966, la verrerie ayant fermé en 1931; il en reste une vaste gare vide, tandis que la voie de TGV passe dans l'ouest de la commune. La commune s'était appelée Épinac-les-Mines après 1905, mais elle a abandonné ce nom en 1968.

Elle a deux ateliers de métallurgie: chaudronnerie Lioret (90 sal.), constructions métalliques ERTCM (40 sal.). Une ancienne usine de peinture (Bitulac), passée de Hoechst à Du Pont puis fermée au profit d'une unité de Chalon-sur-Saône en raison de son état, a été accusée de graves pollutions. La ville, qui a un collège public, se veut désormais «station verte de vacances», dotée d'un centre de loisirs et d'un musée de la mine. Sa population a beaucoup diminué depuis les 5 000 hab. de 1911 (3 300 en 1962) et s'abaisse encore (-160 hab. de 1999 à 2008). Épinac est le siège de la communauté de communes de la vallée de la Drée (5 communes, 4 000 hab.).

Le canton a 4 600 hab., 11 communes et 15 019 ha dont 3 022 de bois; il est limitrophe de la Côte-d'Or et traversé par la route de Charny à Autun (D 973) et par la ligne de TGV Paris-Lyon. À 4 km NO d'Épinay, Sully (590 hab., 3 184 ha dont 1 206 de bois) a un château réputé, de style renaissance (16e s.) aux curieuses tours d'angle en losange avec un beau parc (10 000 visiteurs/an); au sud de la commune, s'isole un monastère de femmes du Val de l'Adoration (ex-Val-Saint-Benoît) dans des bâtiments du 13e s. Tout à l'est du canton, la forte butte du mont de Rème (517 m), un peu au nord de celle du mont de Rome, domine le village de Change (240 hab., 656 ha), tapi dans la vallée de la Cosanne, affluent de gauche de la Dheune, et qui est dans l'AOC viticole bourgogne-hautes-côtes-de-beaune (122 ha de vignes).