Estaires

6 100 hab. (Estairois) dont 150 à part, 1 282 ha, commune du département du Nord dans le canton de Merville, 7 km à l’est du chef-lieu et 13 km OSO d’Armentières. La ville est sur la rive gauche de la Lys et son finage se limite au nord de la rivière. Elle y succède à une ancienne cité romaine Minariacum, site de pont et relais sur la route d’Arras à Cassel. Longtemps ville textile et enclave des Pays-Bas autrichiens sous le nom de Stegers, qui évoque un poste d’amarrage de bateaux et a été ensuite francisé, elle n’est française que depuis 1769, et a été détruite en 1918. Elle s’orne d’un hôtel de ville avec beffroi de brique des années 1920.

Elle avait intégré en 1790 les communes voisines du Doulieu, Vierschaet, Pont-d’Estaires et Waterliet et avait 6 000 hab. en 1820, plus de 7 000 dans les années 1860; elle a perdu en 1913 le territoire du Doulieu, devenue commune indépendante, et il ne lui restait plus que 4 700 hab. en 1936. Sa population a crû continûment après la guerre et a encore gagné 230 hab. de 1999 à 2010. Elle a donné son nom (français) à des variétés de poules, de canards et de pommes; marché aux œufs, supermarché Carrefour (65 sal.), fondoir de graisses Buchez (40 sal.). Estaires est dotée d’une maison de retraite, un collège public et un collège privé, un lycée polyvalent public et un lycée technique agricole privé (Crep, centre rural d’enseignement et de promotion).