Estérel (massif de l’)

petit ensemble montagneux sur la côte méditerranéenne, à l’est des Maures. Il s’étend de Fréjus à Mandelieu-La Napoule, entre les vallées de l’Argens et de la Siagne. Il a une forme ovale, dont le grand axe SSO-NNE mesure 24 km et dont la largeur atteint 14 km. Il occupe 32 000 ha, dont 13 000 classés et protégés et 6 000 de forêt domaniale. Il est séparé des Plans de Provence par une dépression où coule le Reyran et où a été aménagé le lac de Saint-Cassien. Il culmine au mont Vinaigre à 618 m. On distingue dans sa partie nord-est un massif du Tanneron, qui monte à 519 m, et que des failles distinguent de la masse principale au-delà du grand vallon de l’Argentière, petit fleuve côtier débouchant à Mandelieu. Le massif est principalement constitué de roches cristallines et d’épanchements de laves. Les rhyolites donnent des teintes rouges caractéristiques qui font la beauté de la côte rocheuse de Saint-Raphaël et de Théoule-sur-Mer, aux multiples calanques et pointes que longent la Corniche de l’Estérel (N 98) et la voie ferrée.

L’autoroute A 8 s’infiltre d’abord dans le relief par la vallée du Reyran, puis traverse le massif en profitant du vallon de l’Argentière, qu’emprunte également la N 7. Les communes de Tanneron au nord, Les Adrets-de-l’Estérel et Théoule au centre, Fréjus et Saint-Raphaël surtout, se partagent le massif, très fréquenté et exposé aux feux de forêt. Aussi la végétation y a-t-elle le plus souvent le paysage du maquis, les pins et chênes-lièges formant la base des restes de forêts. Naguère encore, même au 19e s., l’Estérel était une contrée peu sûre, abritant des hors-la-loi, dont des évadés du bagne de Toulon. La fameuse auberge des Adrets fut un refuge de Gaspard de Besse au 18e s. Une «petite région agricole» porte le nom de Maures et Estérel.