Fontaine-Française

970 hab., 3 066 ha dont 1 342 de bois, chef-lieu de canton de la Côte-d'Or dans l'arrondissement de Dijon, 38 km au NE de la ville. L'adjectif date de 1307, quand la commune est devenue une enclave royale en terre bourguignonne. Elle fut le lieu d'une bataille victorieuse d'Henri IV sur les Espagnols en 1595, qui libéra la Bourgogne de leur tutelle. Le village est néanmoins surtout connu pour son superbe château du 18e s. (achevé en 1758), avec parc à la française et grand étang; église du 13e s.; «station verte de vacances» de la Vingeanne, avec Mirebeau et Pontailler; collège public, clinique.

La population de la commune avait dépassé 1 000 hab. au 19e siècle, pour tomber à 710 en 1954 et remonter ensuite, mais finalement dans de faibles limites de variations. L'emploi est animé par une active fabrique de citernes en inox pour camions Magyar de la SMFF (Société métallurgique de Fontaine-Française, 220 sal.), qui exporte plus de la moitié de sa production et qui est apparentée à la SMS de Seurre. La commune est bordée à l'est par la vallée de la Vingeanne, où passe le canal de la Marne à la Saône. Elle est le siège de la communauté de communes du Val de Vingeanne, qui correspond exactement au canton.

Le canton a 2 900 hab. (2 600 en 1999), 11 communes et 18 358 ha dont 6 082 de bois; il est limitrophe de la Haute-Marne et de la Haute-Saône et inclut à l'ouest la vaste forêt de Velours dans la commune de Bourberain (320 hab., 3 071 ha dont 1 636 de bois), 6 km OSO du chef-lieu. Un peu à l'est de celui-ci à 4 km, de l'autre côté de la Vingeanne et du canal, Saint-Seine-sur-Vingeanne (380 hab., 1 869 ha) a un château au village (16e et 18e s.) et inclut plus au sud le château de Rosières (15e et 17e s.). Elle a gagné 90 hab. entre 1999 et 2008, tandis que Bourberain en gagnait 40. Au NE, la limite du canton et de la région frôle le bourg de Champlitte (Haute-Saône).