Fontaine-lès-Dijon

9 300 hab., 449 ha, chef-lieu de canton de la Côte-d’Or dans l’arrondissement de Dijon, en banlieue NO de l’agglomération. Ancien village où naquit saint Bernard en 1090, ce qui vaut des pèlerinages à ce qui est nommé «la Maison natale», Fontaine est devenu après 1950 une banlieue d’habitat, doté de nombreuses activités dont une fabrique de cartes à puce Oberthur (230 sal.), la fabrique de médicaments Recipharm (180 sal., suédois, ex-Fournier acquis en 2008), un laboratoire de recherche chimique et pharmaceutique (ICTA, 100 sal.); climatiseurs ATCF (25 sal.), installations thermiques Energia (60 sal.) et Munier (45 sal.), électriques SDEL (Actemium, 60 sal.), conseil immobilier Babeau-Seguin (55 sal.) et de gestion Texa (20 sal.), ingénierie Emige (25 sal.); nettoyage Centaure (85 sal.), constructions Paquet (55 sal.) et Ferron (45 sal.), peinture Delmas (30 sal.); hypermarchés Géant Casino (140 sal.) et Intermarché (110 sal.), traiteur Saint-Nicolas Gourmet (35 sal.), négoce et maintenance d’extincteurs Sicli (70 sal.), négoce de matériaux Point P (30 sal.).

L’habitat a été fait de lotissements successifs de petits collectifs et de pavillons; grande clinique (116 lits, 250 sal.), maison de convalescence gériatrique (45 sal.). La croissance démographique a été très accusée: 440 hab. en 1906, 1 000 en 1936, 1 500 en 1954, 2 700 dès 1962, 5 000 en 1975; mais elle s'est limitée à 300 hab. entre 1999 et 2008. Le canton, étendu au nord de Dijon, se partage entre la plaine et la Montagne bourguignonne, où il atteint 545 m; il a 33 300 hab. (32 400 en 1999) pour 13 communes et 13 892 ha dont 4 910 de bois.

Au NO, sur le plateau, Darois (480 hab., 812 ha), a un aérodrome (code LFGI), avec aéroclub de la Côte d'Or, ouvert en 1957 et doté d'une piste en dur de 800 m, flanqué de la petite usine aéronautique d’avions de tourisme Robin-Dynaéro (passée de 65 à 25 sal.); cerclage Fromm (30 sal.), négoce de matériel agricole (AgriConsult, 25 sal.); maison de retraite Jardins d'Osiris (60 sal.). Au nord s’étend la forêt domaniale de Val Suzon. La commune a gagné 120 hab. (un tiers) entre 1999 et 2008. À Étaules (260 hab., 1 671 ha dont 1 002 de bois), sur le même plateau qu'entoure le Val Suzon, Mivaq emploie 20 sal. pour de l'aide à domicile. Le finage englobe le Val Suzon, et les fontaines de Jouvence et de la Trouvée.

À Messigny-et-Vantoux (1 500 hab., 3 392 ha dont 1 924 de bois), 7 km au nord de Fontaine, l’ancien village de Vantoux-lès-Dijon, fusionné en 1972 avec Messigny, abrite le château de Vantoux, du 18e s., et un village de vacances au domaine Sainte-Anne; la population croît nettement depuis les 770 hab. de 1975, après la fusion; la commune est le siège de la communauté de communes Forêts, Lavières et Suzon (6 communes, 3 200 hab.) et abrite une entreprise de gardiennage Eurotrans Sécurité (60 sal.) et l’ingénierie Elabor (systèmes d’information géographique, 40 sal.), des maisons de soins (Jouvence Nutrition, 25 sal.) et de repos (Jouvence Réadaptation, 45 sal.), une maison de retraite (Ducs de Bourgogne, 40 sal.); nettoyage Technygiène (20 sal.). Sa population s'est accrue de 240 hab. entre 1999 et 2008.

Ahuy (1 300 hab., 640 ha), plus au sud entre Fontaine et Messigny, était également en croissance depuis les 540 hab. de 1962 (350 en 1926) mais aurait perdu une cinquantaine d'habitants entre 1999 et 2008; plusieurs entreprises périurbaines y ont pris place, comme le nettoyage ISS Abilis (550 sal.), Clemessy (installations électriques, 130 sal.), Entreprise Dijonnaise (construction, 200 sal. en six unités spécialisées), Bâtisseurs Bourguignons (construction, 45 sal.), installations d'eau et gaz Novendi (20 sal.), comptabilité Financia Expert (30 sal.), fomation d'adultes Inlingua (Smits, 30 sal.). Au sud-ouest, le canton englobe les communes de Talant et Plombières-lès-Dijon au débouché de la vallée de l’Ouche.

Au nord-est, Norges-la-Ville (930 hab., 1 100 ha, 9 km au NNE de Dijon, est à la source de la Norges et contient le golf de Dijon-Bourgogne, aménagé dans le bois de Norges; elle a gagné 90 hab. de 1999 à 2008; travaux publics Rudo (25 sal.). Le finage englobe au sud-est le fort d'Asnières et touche au sud-ouest au fort Brûlé, qui est davantage dans Asnières; tous deux sont des anénes 1880. Asnières-lès-Dijon (1 300 hab., 455 ha), 7 km au nord de la préfecture, a des grottes au sud, et plusieurs lotissements; pépinières Mercier (Villaverde, 25 sal.); la commune n’avait que 160 hab. en 1962, 810 en 1999. Hauteville-lès-Dijon (1 100 hab., ), à l'ouest d'Ahuy et au nord-ouest de Dijon, conserve un fort et offre une maison de retraite des Opalines (40 sal.); curieusement, le nombre d'habitants est exactement le même en 1999 et en 2008.

À Daix (1 400 hab., 1 180 ha dont 375 de bois), juste au NO de Fontaine, usine pharmaceutique des laboratoires Fournier (240 sal., groupe Solvay), maison de retraite (40 sal.). Daix n’avait encore que 250 hab. en 1954, 530 en 1975; le bond démographique date surtout des années 1990 puis la population s’est stabilisée et la commune aurait même perdu 70 hab. de 1999 à 2008. Le noyau villageois reste resserré mais tout le sud-est de la commune est passé en banlieue.