Genlis

5 600 hab. (Genlissiens), 1 208 ha, chef-lieu de canton de la Côte-d’Or dans l’arrondissement de Dijon, 16 km au SE de la préfecture dans le couloir de circulation formé par la N 5, la voie ferrée vers Auxonne et l’A 39. Cette situation lui a permis de recevoir un contingent d’usines aux temps de la «décentralisation» des années 1960. La principale fut la fabrique des décodeurs, composants électroniques et tubes pour téléviseurs Thomson, qui eut 950 sal.; mais en 2008, après de fortes réductions d'effectifs, Thomson a vendu le site à Novatech (215 sal.) qui y poursuit la fabrication de décodeurs; une société Thomas (25 sal.) s'y occupe de composants. La même année, PPG AC (états-unien) a acquis de l’investisseur états-unien Bain Capital la fabrique de peintures pour bâtiment Sigmakalon, qui fut jadis à Total sous le nom de La Seigneurie, et emploie actuellement 150 salariés.

La robinetterie SMT (Mécanique des Tilles, 85 sal.), est une filiale du luxembourgeois Rotarex; machines de contrôle du groupe Savoye (50 sal.); profilés d'aluminium Sepalumic (40 sal.) et traitements de surfaces Sepacolor (35 sal.); meubles AB Design (30 sal.); menuiserie d’aluminium Step-Arcadia (20 sal.), distributeurs de boisson Patouillet (45 sal.), sous-traitance industrielle STI Genlis (25 sal., métallurgie); travaux publics Bergerat-Monnoyeur (25 sal.). La ville a un collège public et un Intermarché (50 sal.). Sa population était de 1 100 à 1 300 hab. de 1875 à 1950, puis a crû assez nettement jusqu’en 1990. Elle a gagné 300 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 23 100 hab., 27 communes et 22 098 ha dont 4 966 de bois; il couvre le quart sud-oriental de la périphérie de Dijon et il est strié de petites vallées du NO au SE, dont celles de la Tille et de l’Ouche, qui encadrent Genlis. Tout à l’est, Longchamp (1 300 hab., 1 623 ha dont 852 de bois), dans une petite clairière au milieu des bois, a été transformée par une poterie créée en 1867 et devenue faïencerie, qui a occupé jusqu’à 280 salariés vers 1980, et qui a fait apparaître une cité ouvrière, puis en 1947 un centre d’apprentissage, devenu lycée professionnel de la céramique. En difficulté, l’usine a été reprise en 1984 par Villeroy et Boch, passant de 180 à 80 salariés, puis 25, et a été finalement fermée en 2009. Mais la commune continue à se peupler: elle a gagné 200 hab. de 1999 à 2008.

Collonges-lès-Premières (790 hab., 942 ha dont 450 de bois), 5 km SE de Genlis, a une gare et quelques artisans du bois; la commune a gagné 120 hab. entre 1999 et 2008. Longeault (600 hab., 124 ha), 3 km au SE de Genlis sur la route d'Auxonne, a un atelier d'électromécanique SBE (25 sal.), mais son minuscule finage aurait perdu des habitants depuis 1999 (690 hab.). Varanges (810 hab., 937 ha), 2 km au SO de Genlis au bord de l’Ouche, est au contraire en croissance: elle a gagné 140 hab. de 1999 à 2008. Tart-le-Haut (1 400 hab., 1 030 ha dont 216 de bois), 6 km au SSO de Genlis, est encore plus dynamique: sa population s'est accrue de 600 hab. entre 1999 et 2008, soit de 76%! Juste à l'est, Tart-le-Bas (240 hab., 466 ha), qui aligne ses maisons sur le talus de rive droite de l'Ouche, a moins changé.

Au sud, à 19 km SE de Dijon, Aiserey (1 400 hab., 1 050 ha), dans le couloir de Saint-Jean-de-Losne, dispose d’une gare et a conservé la seule sucrerie de la région (80 sal.) au bord du canal de Bourgogne; l’usine, qui produit environ 50 000 t de sucre par an, s’est associée à celles de la Marne dans le projet Cristanol (éthanol carburant); supermarché Atac (35 sal.), maison de retraite Medica (25 sal.); la population s'est accrue de 210 hab. entre 1999 et 2008. Izeure (790 hab., 1 671 ha dont 723 de bois), 3 km à l’ouest d’Aiserey aux abords de la Vouge, a également gagné 210 hab. (+36%) dans le même temps. Son territoire englobe la forêt domaniale d’Izeure, qui fait partie de l’environnement immédiat de Citeaux; matériel médical Airplay (20 sal.). Sa voisine Bessey-lès-Cîteaux (670 hab., 1 030 ha dont 493 de bois), 2 km au sud d’Aiserey au bord de la Vouge, qui a aussi une part de la forêt de Cîteaux, n'avait que 480 hab. en 1999, soit un gain de 40%!

Longecourt-en-Plaine (1 300 hab., 1 001 ha dont 229 de bois) est à 8 km au SO de Genlis; beau château à douves et quatre tours (17e et 19e s., inscrit), coopérative agricole au bord du canal de Bourgogne; la population s'est accrue de 100 hab. entre 1999 et 2008. Thorey-en-Plaine (1 000 hab., 582 ha) est juste au nord de Longecourt; installation d'eau et gaz Pedron (35 sal.); la commune a gagné 170 hab. depuis 1999. Rouvres-en-Plaine (1 000 hab., 1 485 ha) a une église classée des 13e et 14e s.; le village s'est entouré de lotissements et s'accompagne d'un hippodrome; sa population s'est accrue de 140 hab. dans le même temps. Bretenière (750 hab., 603 ha) occupe l'angle nord-ouest du canton, n'avait que 180 hab. au cours des années 1930, a gagné des habitants jusqu'en 1999, mais ne participe pas à ces croissances récentes; gare avec triage, château (18e et 19e s., inscrit), doté d'un grand parc, hameau annexe d'Époisses à l'ouest, silos de la coopérative agricole et zone d'activités sur le canal.

Au nord-ouest, le canton arrive aux portes de Dijon, dépassant même la grande rocade que forme l’A 31, ainsi que l’échangeur A 31-A 39 à Fauverney (710 hab., 868 ha dont 207 de bois); cette commune, qui contient le bois de Marmot, a un centre de formation rurale et sa population augmente depuis 1970; base logistique du groupe FM (170 sal.). Magny-sur-Tille (830 hab), 7 km au NO de Genlis, a équipé une base de loisirs au bord de l'étang de la Tille et sa population s'est accrue de 180 hab. (+28%) entre 1999 et 2008; nettoyage Habitat Net (25 sal.).