Grand-Santi

3 400 hab. (1 800 en 1990), 211 200 ha, commune de Guyane dans le canton de Maripasoula, sur la rive droite du Maroni (localement Lawa) à 160 km au sud de Saint-Laurent. Elle est issue de l'ancien territoire de l'Inini. Une commune dénommée Grand-Santi-Papaïchton-Apatou fut créée en 1968, mais Apatou (au nord) a acquis son autonomie en 1976, Papaïchton (au sud) en 1992. Le territoire de Grand-Santi s'étend sur 50 km du nord au sud; il est limité au nord par la Beïman, tandis que l'Abounami fixe en partie sa limite sud puis traverse le territoire en direction du Maroni. Il mesure 70 km d'ouest en est, du Maroni au point quintuple où voisinent les communes de Saint-Laurent, Mana, Saül, Papaïchton et Grand-Santi.

Vers le nord au bord du Maroni, la zone d'intérêt écologique (znieff) des Montagnes Françaises Gaa Kaba (16 551 ha) est située au contact du socle de roches cristallines et de terrains métamorphiques antécambriens. L'altitude s'élève à 552 m dans le massif des Montagnes Françaises; un lieu d'orpaillage est sur son flanc sud, non loin du confluent de l'Abounami et du Maroni sur le site de Chantal où la Compagnie des mines de Chantal a eu une concession de 25 km2, de petits placers ayant été naguère autorisés plus en aval du côté de Mompé Soula; il n'y a plus de permis accordé en 2008, mais des sites clandestins sont épars.

Le bourg, sur la rive droite du Maroni à 15 km (à vol d'oiseau) au sud du confluent, seulement accessible par pirogue, a un centre de santé départemental, école et collège; il a aussi un aérodrome, d'entretien précaire, mais dont la piste de 840 m est en cours de bétonnage (code SOGS, 04° 17' 00 N et 054° 22' 52 W), et une microcentrale thermique de 680 kVA. Quelques hameaux s'éparpillent le long du Maroni, entre Mofina (ou Monfina, 50 hab., école) en amont et le confluent de l'Abounami, deux ou trois autres étant sur l'Abounami. Du côté du Surinam, l'île de Stoelmans, entre le bourg de Grand-Santi et le confluent, où débouche aussi rive gauche la Tapanahoni, a son centre de santé. Le fond de peuplement est dominé par le groupe bushénengué Djuka. Grand-Santi avait 1 800 hab. en 1990, 2 900 en 1999 et continue donc de croître.