Grimaud

3 800 hab. (Grimaudois), 4 458 ha dont 2 000 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l’arrondissement de Draguignan, 48 km au sud de celle-ci. Le village, perché à 5 km du rivage, domine la plaine qui prolonge le golfe de Saint-Tropez. Il a des ruines du château médiéval, de belles maisons, des chapelles, un musée des arts et traditions. Le finage s’étend sur 10 km en pointe vers l’ouest dans le massif des Maures le long du ru de Grimaud. Au nord-est, il longe la côte nord du golfe jusqu’aux abords de Sainte-Maxime, où il se termine à la Grande Pointe et où les pentes des Maures sont couvertes de villas dans les quartiers de Guerre-Vieille, Beauvallon (avec golf), les Mûres et Cadelon. Le rivage bas de la plaine au fond du golfe a été complètement transformé par l’urbanisation balnéaire de Port Grimaud (1966), dessinée par F. Spoerry en forme de marina avec un port de plaisance intégré de 2 400 places dont 350 pour le passage.

La commune a 591 ha de vignes et une cave coopérative. Les principales entreprises sont les fils et câbles Lapp Muller (100 sal.), le chantier naval SMN (35 sal.), la blanchisserie du Littoral (35 sal.), la jardinerie Rochiette (65 sal.), les hôtels de Beauvallon (95 sal.) et Giraglia (55 sal.), le camping des Prairies de la Mer (40 sal.); travaux publics Cardaillac (55 sal.). Les huit terrains de camping offrent 3 600 emplacements, les hôtels 250 chambres, et Grimaud avait 4 800 résidences secondaires en 1999 (pour moins de 1 700 résidences principales). Elle fait partie du réseau des «plus beaux détours». La commune fut nommée Athénopie en 1793. Sa population s’est longtemps tenue entre 1 100 et 1 400 hab., puis s’est mise à croître dans les années 1960. Elle a augmenté de 460 hab. entre 1999 et 2007.

Le canton a 28 600 hab., 5 communes, 26 756 ha dont 16 339 de bois. La Garde-Freinet (1 700 Fraxinétains ou Gardois), 7 664 ha dont 6 000 de bois) est un village sur les hauteurs des Maures, 10 km au NO de Grimaud. «Station verte de vacances», il offre les ruines du fort Freinet, château du 13e s., un conservatoire du patrimoine, un musée de la colombophilie et des galeries d’art. Son territoire est entièrement dans le massif et boisé, souvent incendié. Il porte des traces des vieux bourgs castraux des Mourres, au nord-est, et de Miraval, à l’ouest, et de plusieurs anciennes mines et carrières. Le relief monte à 636 m près du village au sud-ouest, à 673 m à la pointe occidentale de la commune. Celle-ci cultive 238 ha de vignes. Sa population est montée à 2 700 hab. en 1872, puis s’est réduite à 1 000 hab. en 1954; elle augmente lentement depuis (+110 hab. de 1999 à 2005); La Garde-Freinet a aussi un millier de résidences secondaires. Les autres communes du canton sont Cogolin, Sainte-Maxime et Plan-de-la-Tour.