Guebwiller

12 000 hab. (Guebwillérois) dont 360 à part, 967 ha dont 374 de bois, sous-préfecture du Haut-Rhin et ville du Vignoble, 24 km au NO de Mulhouse au débouché de la vallée de la Lauch, sur la rive droite. Elle fut la Villa Gebunvillare en 774, fondée à partir de l’abbaye de Murbach; le nom vient du patronyme germanique Gebo. La population a très peu varié depuis les 12 000 hab. des années 1880. La ville a été le fief de la famille Schlumberger, qui y détient encore le plus grand domaine viticole alsacien (140 ha, 60 salariés); la première filature de coton y a été installée en 1808, et a fabriqué des machines textiles dès 1818. La ville eut plus de 4 000 employés du textile en 1862 et avait atteint 13 300 hab. en 1911; mais l’industrie textile a été frappée par la crise et n’a pas toujours été bien relayée, comme l’a montré l’échec de l’implantation des chaussures Salamander en dépit d’aides publiques substantielles.

Il reste la grande usine NSC-Schlumberger (Nosoco), spécialisée dans les machines textiles (peignage) et machines-outils; mais elle a été réduite à 430 emplois en 2005, 250 en 2010 dont 40 à la fonderie. Les petites entreprises se sont en partie renouvelées: ficelles et cordages Meyer (groupe Mesiter, 55 sal.), moteurs électriques Nelco (40 sal.), métallerie Schmitt (20 sal.), plastiques Sevylor (25 sal.); hypermarché Coop, supermarchés U (95 et 25 sal.), magasin Weldom (20 sal.), distribution de gaz et électricité Caleo (40 sal.); travaux publics, négoce de matériaux et transports Mader (130 sal.) et travaux publics STPM (scop, 70 sal.); transports Sodag (LK, 40 sal.), routage Mediaportage (55 sal.); installations thermiques Jaenicke (40 sal.), travail temporaire Crit (120 sal.), Manpower (60 sal.), Adecco (50 sal.), Randstad (30 sal.), EA Soliflex (30 sal.); nettoyage Copronet (70 sal.;.

Guebwiller soigne ses attraits touristiques où se remarquent trois églises dont une intéressante collégiale des 18e-19e s., un hôtel de ville et des maisons bourgeoises du 16e s., une belle place; alentour, restes du château du Hugstein, château de Neuenbourg (18e et 19e s.), jardins du château de la Prairie; théâtre, médiathèque, parc floral de la Marseillaise et plusieurs musées, dont celui du Florival (histoire et art), riche de céramiques bleues de Th. Deck, né à Guebwiller en 1823 et mort à Paris en 1891; hôtel Côté Lac (20 sal.).

La ville est fleurie 4 fleurs; elle a un centre culturel renommé des Dominicains; un collège public, trois lycées dont un hôtelier, centre pour enfants, hôpital privé et hôpital civil (80 lits), soins des maladies mentales (Solisana, 60 sal.). Guebwiller figure parmi les «villes d’art et d’histoire»; elle forme une conurbation avec Issenheim à l’est, Soultz-Haut-Rhin au sud et Buhl au nord-ouest. En effet, son ban est assez limité, ne va pas loin sur le relief et ne s’étend guère dans la plaine: il comporte seulement des vignes sur les basses collines du nord-est; se limite aux crêtes qui dominent la ville, le relais étant rapidement pris par Buhl en amont.

L’arrondissement de Guebwiller a 82 000 hab. (76 300 en 1999), 47 communes, 4 cantons et 58 400 ha. La communauté de communes de la région de Guebwiller compte 17 communes, 33 500 hab. L’aire urbaine Insee est censée avoir 30 700 hab., l’unité urbaine 28 500 hab. Le canton de Guebwiller a 21 100 hab. (20 600 en 1999) et 11 communes pour 10 238 ha, dont 6 437 de bois; son chef-lieu étant excentré à l’est, il est presque entièrement dans les Vosges, et totalement dans le Parc des Ballons. Il compte de nombreux sites touristiques, dont le Grand Ballon, des lacs et des cascades, et la vallée de la Lauch ou Florival, formant un petit bassin intramontagnard desservi par une route rejoignant la route des Crêtes au Markstein, où se trouvent les villages de Lautenbach, Lautenbachzell et Murbach, ainsi que Rimbach et Rimbachzell au pied du Grand Ballon. Le Florival est une «station verte de vacances», incluant Guebwiller.