Guérigny

2 600 hab., 729 ha dont 370 de bois, chef-lieu de canton du département de la Nièvre dans l’arrondissement de Nevers, 13 km au NNE de la préfecture, à la confluence des deux Nièvres. C’est un ancien lieu de forge, dont il reste quelques traces et un marteau-pilon, et qui a longtemps fabriqué des chaînes et ancres de marine; mais il ne lui reste guère qu’un atelier de la Compagnie des engrenages (50 sal.), annexe de celui de Fourchambault; un collège public, un Ecomarché (25 sal.); matériel d elevage (Câblerie et Corderie de Bourgogne (25 sal.), menuiserie Lagoutte (20 sal.), engrenages Messian (20 sal.). La population avait atteint 3 800 hab. en 1901 et a diminué ensuite; elle est assez égale depuis 1975. Guérigny est le siège de la communauté de communes des Bertranges à la Nièvre, qui associe 5 communes (6 400 hab.).

Le canton a 15 600 hab. (16 300 en 1999), 8 communes et 18 913 ha dont 9 038 de bois; très boisé, étendu sur les bas plateaux d’argiles à chailles, il inclut cependant à l’ouest la banlieue nivernaise de Varennes-Vauzelles. Dans la vallée de la Nièvre, 4 km au sud de Guérigny, Urzy (1 900 hab., 2 341 ha dont 1 109 de bois), petite banlieue résidentielle de Nevers, conserve le château des Évêques de Nevers (15e-17e s.) et abrite un foyer d’enfants autistes (institut médico-éducatif); constructions NTB (40 sal.); sa population a crû de 1975 (1 040 hab.) à 1999, mais a perdu quelques habitants ensuite.

Au nord de Guérigny à 4 km dans la vallée de la Nièvre d’Arzembouy, Poiseux (340 hab., 3 020 ha dont 2 030 de bois) contient la plus grande partie de la forêt de Guérigny; plusieurs châteaux du 18e s., ancienne chapelle de Poisson (16e s., restaurée) au bord de la Nièvre. Poiseux et ses voisines de l’est du canton, Nolay (370 hab., 4 304 ha dont 2 419 de bois), à 14 km de Guérigny et 7 de Prémery, Balleray (210 hab., 1 068 ha dont 1 021 de bois), 7 km à l’est de Guérigny, et Ourouër (340 hab., 2 176 ha dont 733 de bois), 4 km au SE de Balleray, ont formé la plus petite intercommunalité du département de la Nièvre, rassemblant 1 200 personnes sous le nom flatteur de «communauté de communes le Bon Pays».