Homécourt

6 500 hab. (Homécourtois), 444 ha, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Briey, dans la plaine du fond de vallée de l’Orne 5 km au SE de Briey, entre Auboué et Jœuf. Jadis un simple village, Homécourt avait été intégrée à Jœuf entre 1809 et 1833; elle n’avait guère alors que 300 hab., et pas plus de 570 en 1896; puis elle est passée à 3 100 en 1901, 7 000 en 1911; sa population a culminé à 10 600 hab. (sdc) en 1968 et fortement diminué depuis en raison de la crise de la sidérurgie; elle a perdu 400 hab. de 1999 à 2008. Homécourt fonctionne comme cité résidentielle et tertiaire, sans emploi industriel notable; elle a un collège public; Intermarché (20 sal.) et Bricomarché (35 sal.). La ville est le siège de la communauté de communes du pays de l’Orne (8 communes, 22 500 hab., dont Jœuf et Auboué).

Le canton a 17 100 hab., 9 communes, 6 865 ha dont 1 276 de bois; il est limitrophe du département de la Moselle, traversé par la vallée de l’Orne et par l’autoroute de l’Est; celle-ci a un échangeur proche d’Homécourt mais à Sante-Marie-aux-Chênes en Moselle, un autre dans l’ouest du canton à Hatrize (750 Hatriziens, 740 ha), qui dessert Briey; Hatrize a gagné 50 hab. de 1999 à 2008. Auboué et Valleroy ont plus de 2 000 hab.

Moutiers (1 770 Moustériens, 682 ha dont 216 de bois), ancienne cité minière, est dans la vallée du Woigot entre Briey et Auboué; elle avait 2 700 hab. en 1962 et a encore perdu 180 hab. entre 1999 et 2008; usine de viandes DPF (80 sal.). Moineville (1 110 hab., 812 ha), sur la rive droite de l’Orne 5 km en amont d’Homécourt, a une base de loisirs à la ferme de Serry, en aval et au ras d’Auboué. Elle avait aussi des mines au sud, sur le plateau; sa population en avait été peu modifiée, mais elle augmente lentement depuis près de deux siècles et a encore gagné 220 hab. (un quart) entre 1999 et 2008.

Juste au sud, Batilly (1 340 Batillois, 637 ha) a complètement changé depuis l’installation de la grande usine Renault (Sovab, Société de véhicules automobiles de Batilly), attirée en 1980 par la disponibilité de la main-d’œuvre consécutive à la crise des mines et de la sidérurgie, et qui dispose d’un accès à l’autoroute par Sainte-Marie-aux-Chênes à 2 km, et d’un embranchement ferroviaire depuis Jarny, qui est à 8 km à l’ouest; l’usine emploie 2 300 personnes (93% d’hommes); la production est orientée vers les véhicules utilitaires (Master et Mascott, 600 par jour, 100 000 par an). La population communale a suivi un rythme autonome: inférieure à 400 hab. avant 1936 (sauf une légère pointe en 1911), elle a atteint le millier dès 1962, donc bien avant l’installation de Renault, et a gagné 200 hab. de 1999 à 2008; les travailleurs viennent des villes voisines. Batilly accueille aussi les transports CAT (50 sal.) et Balog (20 sal.)