Jeumont

9 900 hab. (Jeumontois), 1 021 ha dont 153 de bois, commune du département du Nord dans le canton de Maubeuge-Nord, 10 km ENE du chef-lieu au bord de la Sambre. Son nom vient sans doute de Jovis Mons (mont de Jupiter). La commune a des restes d’un château médiéval, et contient au sud le bois de Jeumont ; son territoire est traversé par la N 49 et une voie ferrée. La ville a une gare, un collège public et un privé, un lycée professionnel public et un lycée professionnel privé, un institut médico-éducatif (95 places), une maison de retraite. Un espace culturel multimédia a été aménagé à la gare. Jeumont a aussi une maison de santé de l’institution Riche, dans un hôpital Arts Déco de 1928 réhabilité après abandon. La ville est étroitement liée à la belge Erquelinnes, contiguë et plus commerçante.

L’activité reste dominée par l’usine de moteurs et constructions électriques Jeumont (JSPM, 760 sal.) qui appartenait à Areva-NP (coentreprise Areva-Siemens) ; mais, si Areva conserve les activités de l’usine qui se rapportent au nucléaire et le nom de JSPM (Jeumont Systèmes de Pompes et de Mécanismes), les activités électromécaniques (480 personnes) ont été cédées à la fin de 2006 à Altawest (groupe nantais formé à partir de Leroux et Lotz) sous le nom de Jeumont Electric. L’ensemble est issu d’une usine Électricité et Hydraulique fondée en 1898 et qui produisit notamment des moteurs de tramway ; passée dans le groupe Empain, elle prit en 1906 le nom d’Acene (Ateliers de constructions électriques du Nord et de l’Est), en 1924 celui de Facej (Forges et ateliers de construction électrique de Jeumont), puis Jeumont-Schneider en 1964 après sa fusion avec Schneider-Westinghouse ; elle est entrée dans le groupe Framatome en 1993.

La commune accueille également une fabrique de câbles du groupe Nexans (130 sal.) et les cartonnages Seyfert Transwell (25 sal.); magasins Carrefour (25 sal.) et Intermarché (55 sal.), négoce de de fournitures Cercleurop (35 sal.). Le quartier d’immeubles Lambreçon, au SE, est une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 24 ha et 1 900 hab. Le quartier des Roquelles, au nord, est une autre «zone urbaine sensible», de 32 ha et 900 hab. Jeumont a eu 1 000 hab. en 1857, puis est montée à 3 000 en 1886, 5 700 en 1911 ; sa population a culminé à 11 700 hab. en 1982 et diminue depuis, perdant encore plus de 1 000 hab. de 1999 à 2010. Le maire est depuis 2008 Benjamin Saint-Huile, socialiste, élu à 24 ans contre la députée UMP Christine Marin, qui avait pris la mairie en 1995 à Umberto Battist (socialiste).