Lamotte-Beuvron

4 700 hab. (Lamottois), 2 334 ha dont 956 de bois, chef-lieu de canton du Loir-et-Cher dans l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay, 36 km au SSE d'Orléans, au bord du Beuvron, sur la N 20 et la voie ferrée Paris-Toulouse. Le bourg fut le centre de la mise en valeur de la Sologne sous le Second Empire, à partir d'un domaine impérial et grâce au chemin de fer; son urbanisme est de cette époque. La cité reste comme un haut lieu de la chasse et organise un festival international du film «Chasse et Nature»; collège public, maison de convalescence des Pins (140 sal.), maison de retraite.

La commune a une usine Philips (Lita) de luminaires et éclairages décoratifs (230 sal.), mais les fabriques de porcelaine (Porcelaine de Sologne) et de céramiques réfractaires du groupe Imerys (IKF) ont fermé en 2009. Sont en activité des fabriques de machines pour blanchisseries (Danube International, 40 sal.), d'articles plastiques (Usi'Plast, 35 sal.), de plats cuisinés (Festins de Sologne, 45 sal.), de charcuterie (Traditon du terroir de Sologne, 20 sal.) et de cartonnages (Synergie PLV, 25 sal.); supermarchés Carrefour (45 sal.) et Intermarché (40 sal.); informatique Telpro (40 sal.) et centre d'appels du groupe (30 sal.).

Le finage, où aboutit le canal déclassé de la Sauldre, compte de nombreux châteaux du 19e s. comme ceux de Bouchetin et de Beauval; l'Institution Saint-Maurice est un château apparu au 14e s., dont il reste des éléments des 16e, 17e et 19e s., et qui a servi de prison. Un centre équestre national de poneys peut accueillir 240 enfants. La ferme Saint-Maurice est une exploitation agricole du lycée agricole public de Vendôme-Blois-Tours. On cultive à Lamotte-Beuvron le souvenir des sœurs Tatin, qui y ont créé la tarte de ce nom.

La commune n'avait que 370 hab. en 1806 et sa population n'a cessé d'augmenter jusqu'au milieu du 20e s., passant par 1 000 hab. en 1856, 2 000 en 1881, 3 000 dans les années 1940; elle a atteint 4 000 hab. en 1968, et culminé à 4 500 (sdc) en 1975. Après un palier, elle a gagné 300 hab. de 1999 à 2007. La ville est le siège de la communauté de communes Cœur de Sologne, qui réunit 6 communes et 9 500 hab., ainsi que du pays de Grande Sologne, pays officiel du département du Loir-et-Cher formé de 28 communes relevant de 4 communautés, pour 30 300 hab. et 1 473 km2.

Le canton a 11 200 hab. (10 000 en 1999), 7 communes et 38 773 ha, dont 23 993 de bois, un record régional dans le taux de boisement (62%); il est entièrement en Sologne, riche en bois et étangs, limitrophe du Loiret au nord et du Cher à l'est, et traversé du nord au sud par le faisceau de circulation A 71, N 20, voie ferrée. Nouan-le-Fuzelier a prospéré sur ce couloir à 8 km au sud du chef-lieu. À 6 km au NO, l'aérodrome de Lamotte-Beuvon (piste gazonnée de 570 m) est dans la commune de Vouzon (1 500 hab. dont 50 à part, 7 825 ha dont 4 919 de bois), qui entoure le chef-lieu au nord et à l'est et où se trouve aussi la plus grande partie de la forêt domaniale de Lamotte-Beuvron. Les châteaux des Rhuets au nord du village, du Puy (ou du Puys) au nord-est, du Chesnay (ou de Chenays) au sud-est, comme celui du Bouzon à l'extrême sud au bord du Beuvron, ou celui du Corvier à l'extrême ouest, sont tous du 19e s. tandis que celui de la Grillère, à l'extrême NE, est du 17e s. La commune abrite un centre de préorientation et rééducation professionnelle au château des Rhuets, et un institut médico-éducatif Joseph-Perrin de 80 places; sa population a augmenté de 300 hab. entre 1999 et 2007.

Vers l'ouest, Chaumont-sur-Tharonne (1 100 hab., 7 833 ha dont 4 892 de bois), à 10 km du chef-lieu, se signale par son grand parc de loisirs Center-Parc, qui emploie 550 personnes, assure 1 200 000 nuitées annuelles et reçoit 240 000 visiteurs par an; châteaux de la Motte (16e et 18e s.), Bouchetault (18e s.), la Rougellerie, le Mousseau, Montevran (19e s.), restaurant d'autoroute (30 sal.). Un peu plus loin à 5 km, Yvoy-le-Marron (540 Capraisiens, 4 892 ha dont 3 143 de bois) a un château du 18e s. au nord-est (Villedard) et plusieurs châteaux du 19e s.: Val d'Arignan, Michery, la Noue au sud-ouest, Mont Suzay à l'ouest, Mirauldin et la Touche au nord. Le gentilé viendrait du nom du patron de l'église locale, saint Caprais. La commune a gagné 70 hab. de 1999 à 2007.

Tout à l'opposé à l'est du canton, Chaon (450 Chaonnais, 3 185 ha dont 1 536 de bois), 14 km à l'est de Lamotte-Beuvron, aux sources du Beuvron et au pays du Raboliot de Maurice Genevoix, a une Maison-musée du braconnage depuis 1997; château au village (18e-19e s.) et château de l'Hermitage (19e s.) au nord-est, forêt de Chaon au nord du village; la population a crû de 60 hab. entre 1999 et 2007. Souvigny-en-Sologne (490 hab., 4 155 ha dont 1 200 de bois) est à 4 km au nord de Chaon et se nommait simplement Souvigny avant 1912; elle avait alors plus de 700 hab.; elle en a gagné 70 de 1999 à 2007.