Levens

3 700 hab. (Levensois), 2 985 ha dont 1 260 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l'arrondissement de Nice, 22 km au NNO de la préfecture à 600 m. Le village est classé «village pittoresque des Alpes-Maritimes». Il est perché est sur les hauteurs qui dominent les gorges de la Vésubie, sur un col entre deux courts vallons; musée d'entomologie et musée du Portal, festival de théâtre amateur, maison de repos et centre de convalescence.

Le finage monte à l'est à la crête du Férion (1 413 m au mont Férion, à l'angle NE). Il va à l'ouest jusqu'au confluent du Var et de la Vésubie, où passent la route nationale et le chemin de fer de Provence au Plan du Var. Il contient de nombreuses chapelles, d'anciens moulins, plusieurs grottes. Levens a eu près de 1 900 hab. en 1856 et s'est dépeuplée jusqu'en 1954 (1 100 hab.); sa population a sensiblement augmenté à partir de 1982 et a gagné plus de 700 hab. de 1999 à 2006, soit presque 20%.

Le canton a 18 000 hab., 9 communes, 10 375 ha dont 3 846 de bois. Situé à l'est du Var, il va des gorges de la Vésubie à la banlieue de Nice. Duranus (160 Duranussiens, 1 610 ha dont 217 de bois) est une petite commune, la seule au nord de Levens, à 8 km au NE du chef-lieu, à 480 m, accessible par une route sinueuse qui court au-dessus des gorges. S'y trouvent le belvédère du Saut des Français, d'où la population locale aurait précipité des visiteurs inopportuns, les ruines de l'ancien village de Roccasparvierra, et une ancienne mine d'arsenic. Au sud du canton, Tourrette-Levens, Aspremont, Colomars, Saint-Martin-du-Var ont déjà dépassé les 2 000 habitants.

Ce n'est pas encore le cas de trois autres communes, un peu plus éloignées de Nice. La Roquette-sur-Var (830 Roquettans, 399 ha) est à 7 km au SO de Levens, perchée sur une éminence au-dessus de la vallée du Var, à 380 m; chapelle romane del Bosc (fresques du 16e s.), château de Tralatour (16e s.) et ruines du Castel-Vieil, qui fut un oppidum ligure; moulin à huile. En bas, le pont Charles-Albert donne accès à la rive droite du Var et à Gilette, près d'un barrage. La Roquette a perdu en 1867 le territoire de Saint-Martin-du-Var, et allongé son nom en 1962; elle n'avait que 500 hab. en 1975 et croît depuis; elle a gagné 100 hab. de 1999 à 2007.

Saint-Blaise (900 hab., 804 ha dont 411 de bois) est à 8 km au sud de Levens, tout aussi perchée au bout d'une route qui monte de la vallée du Var sur 5 km; mais son village ancien est effacé par les lotissements récents. La commune n'avait que 140 hab. en 1954 et croît surtout depuis 1975 (+36 hab. de 1999 à 2006). Son finage culmine au mont Inartè à 801 m, au nord-ouest du mont Cima; il s'étire assez vers le sud-ouest pour atteindre la rive gauche du Var sur un petit kilomètre au moulin de Saint-Blaise, face à Carros et entre Saint-Martin-du-Var et Castagniers; menuiserie Epm (30 sal.).

Castagniers (1 400 Castagnérenques, 752 ha dont 300 de bois), à 380 m, se perche à 7 km au sud de Saint-Blaise, à 1 500 m d'Aspremont à vol d'oiseau (5 km par la route). La commune a été créée en 1874 à partir d'Aspremont, avec 460 hab.; elle a varié autour de ce niveau jusque vers 1960 puis sa population s'est mise à croître, passant les 1 000 hab. en 1981. Elle a deux arrêts du train des Pignes, deux stations de pompage au bord du Var, un moulin à huile; un couvent de cisterciennes, avec jardin et magasin. Le Vallon obscur du Donaréo est un site Natura 2000. Au nord-est, la commune inclut le mont Cima (878 m); site de vol libre.