Mâconnais

pays de Bourgogne autour de Mâcon, à l’ouest de la Saône. Le paysage est accidenté par les monts du Mâconnais, formés d’une série de barres parallèles dans les terrains secondaires plissés et surtout très faillés, de direction SSO-NNE. La crête principale s’élève à 760 m au signal de la Mère Boîtier et se continue au nord par le mont Saint-Romain (579 m). En partie karstifiée, elle offre de belles grottes à Azé et Blanot, et quelques reliefs abrupts comme à Solutré. Plusieurs châteaux y ont été conservés (Brancion, Berzé) et toute la région a été très marquée par la présence de l’abbaye de Cluny; elle s’est attachée aussi aux souvenirs de Lamartine.

Les bois alternent avec des vignes à l’est de la crête principale; elles bénéficient d’une appellation mâconnais et, localement, des appellations plus relevées de pouilly et saint-véran. Le Mâconnais viticole va au nord jusqu’à Sennecey-le-Grand, mais l’appellation mâcon-villages s’arrête à la limite septentrionale du canton de Lugny. L’ensemble de la production est de l’ordre de 120 000 hl/an en mâcon-villages (blanc), 100 000 en mâcon avec nom de commune (dont 70 000 de blanc), 40 000 en saint-véran, 13 000 en viré-clessé, 45 000 en pouilly-fuissé, 2 800 en pouilly-vinzelles et 1 700 en pouilly-loché, à quoi s’ajoutent encore 120 000 hl en diverses appellations bourgogne (aligoté, passe-tout-grains, crémant), dont un tiers en rouge.

Le nom du Mâconnais est porteur: il existe une communauté de communes du Mâconnais-Beaujolais (12 communes, 11 200 hab.) siégeant à Saint-Amour-Bellevue dans le canton de La Chapelle-Guinchay, une du Mâconnais-Charolais (6 communes, 2 300 hab.) siégeant à Tramayes, une du Mâconnais-Val de Saône (12 communes, 5 900 ha) siégeant à Lugny et portant curieusement le même nom que la communauté d’agglomération du Mâconnais-Val de Saône (26 communes, 61 000 hab.) qui siège à Mâcon.