Manosque

20 300 hab. (Manosquins) dont 710 à part, 5 673 ha dont 634 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence dans l’arrondissement de Forcalquier. Le centre historique est entouré d’une ceinture continue de boulevards en forme d’ellipse dont l’axe NNO-SSE est formé par la rue Grande, associant ruelles et plusieurs belles places et placettes; haute porte fortifiée de la Saunerie et porte Soubeyran (12e s.), hôtels bourgeois, bel hôtel de ville. Manosque a un bon équipement culturel avec théâtre-maison des jeunes et de la culture; Fondation Carzou (panneaux de l’Apocalypse et vitraux) dans un ancien couvent depuis 1991, avec expositions et concerts; centre Jean Giono et manifestations autour du livre; École nationale de musique et de danse.

La ville a quatre collèges et quatre lycées publics, un collège privé, un centre d’apprentissage public; centre hospitalier public de 114 lits, cliniques de Toutes Aures (75 sal., 70 lits) et J. Giono (Gemavi, 50 sal., 24 lits), deux maisons de retraite (40 et 35 sal.); centre médico-psychologique et centre d’aide par le travail, centre d’hémodialyse (45 sal.). Manosque est aussi la cité du département la plus riche en entreprises et a équipé deux zones d’activité.

Les principales fabrications sont celles des cosmétiques et produits aromatiques L’Occitane (150 et 100 sal.), plats cuisinés Sigal (60 sal.), équipements d’aide à la navigation Sodielec (40 sal.), équipements de contrôle Westinghouse (35 sal.), aéronautique Technic Aviation (30 sal.), plastiques Cofemap (25 sal.), lunettes Optometric (20 sal.). Dans les services, ingénieries Astriane (120 sal.) et Géostock (35 sal.), gestion comptable ACN (25 sal.). L’équipement commercial est étendu: trois centres commerciaux Hyper-U (220 sal.), Leclerc (180 sal.) et Auchan (150 sal.), magasins Monoprix (35 sal.), Intermarché (35 sal.), Conforama (25 sal.), restauration Ricanna (50 sal.), négoces de matériaux Simc (180 sal.), de métaux Abram (45 sal.) et Richardson (25 sal.), de fruits et légumes Pomalpes (35 sal.), de surgelés Agrigel (30 sal.); réseaux électriques Cer (55 sal.), Secap (50 sal.) et Tem (40 sal.), chauffage et plomberie D’Angelo (40 sal.), constructions Mas Provence (50 sal.), travaux publics Stm (50 sal.), Chaillan (20 sal.), sables et granulats Bourjac (40 sal.); nettoyage Onet (180 sal.); service des eaux Saur (65 sal.); transports de voyageurs Manosquine (30 sal.) et transports de fret Charbonnier (45 sal.); la Safer emploie 70 salariés.

Le finage de Manosque monte à 733 m dans la forêt domaniale de Pélissier; mais plus de la moitié de la surface est dans la plaine de la Durance, piquetée d’habitations; la commune enregistre 123 ha de vignes. Elle est traversée par le canal de la Durance, sur lequel la centrale électrique de Manosque est à l’entrée de la commune; elle accueille un échangeur de l’A 51 et le plan d’eau des Vannades sur un ancien méandre de la Durance. Le domaine de la Thomassine, propriété communale, a été confié au Parc régional du Luberon pour en faire une Maison de la biodiversité, qui héberge aussi des associations, dont le groupement des oléiculteurs de Haute-Provence et du Luberon. La Sagess (Société Anonyme de Gestion de Stocks de Sécurité) dispose à Manosque d’un vaste réservoir souterrain pour le stockage du pétrole brut, géré par la société Géosel et relié par oléoduc depuis 1971 au port de Lavéra à Martigues; situé à des profondeurs de 450 à 1 000 m, il a une capacité de 10 Mm3, répartie en 26 cavités; un stockage de méthane de 900 Mm3 s’y est ajouté en 1993, relié au réseau général de gazoducs et géré par Géométhane.

Le maire de Manosque est Bernard Jeanmet-Peralta (UMP), chef d’entreprise. La commune a eu assez constamment autour de 5 500 hab. au 19e s. et jusqu’en 1930, puis sa population s’est mise à croître, passant les 10 000 hab. en 1962, et atteignant 19 000 (sdc) en 1975, niveau auquel elle se tient depuis. Elle est ainsi devenue la première cité du département, et le doit largement à la proximité relative de Cadarache, dont beaucoup des employés logent à Manosque. La ville est le siège de la communauté de communes Luberon Durance Verdon, groupement intercommunal des Alpes-de-Haute-Provence et du Var, associant 8 communes (25 100 hab.) dont Gréoux-les-Bains et Vinon-sur-Verdon (Var).

Les 3 cantons de Manosque ont 29 700 hab., 7 communes, 16 831 ha dont 3 698 de bois. Volx, Sainte-Tulle et Pierrevert ont dépassé les 2 000 hab. À la pointe sud, Corbières (810 Corbiérains, 1 906 ha dont 900 de bois) a une population fluctuante, mais plutôt en augmentation depuis les 380 hab. de 1936. La forêt domaniale, incendiée en 2002, est en voie de replantation avec quelques olivettes. 92 ha de vignes.

À l’angle nord-ouest, Montfuron (170 Montfuronnais, 1 888 ha dont 423 de bois) est une petite commune au territoire accidenté et boisé, incluse dans la réserve géologique du Luberon; elle conserve un moulin à vent du 17e s. bien restauré, des ruines d’un château seigneurial, une chapelle Saint-Elzéard (12e s.); la population croît depuis le minimum de 1962, où elle était inférieure à 50 hab. (contre 400 hab. en 1841).

Saint-Martin-les-Eaux (110 Saint-Martinois, 915 ha dont 320 de bois) est dans les collines boisées au nord de Manosque, mais son finage atteint au nord la rive droite de la Largue; église romane classée du 12e s. en pierres sèches et toit de lauzes, restes de château fort utilisés pour la mairie; le stockage géologique souterrain de Manosque s’étend aussi sous le territoire de la commune, qui a également une source sulfureuse. La commune, jadis Saint-Martin-de-Renacs et dont le nom actuel date de 1892, a été réunie à Manosque en 1974; elle n’avait plus alors qu’une trentaine d’habitants; elle a néanmoins pu reprendre son indépendance dès 1980.