Mardyck

village de l’agglomération de Dunkerque, célèbre pour sa démesure industrielle et son groupe d’éoliennes. En fait, il s’agit d’une fraction de la commune de Dunkerque, mais à 10 km à l’ouest du centre-ville, séparée de Dunkerque par les territoires de Grande-Synthe, Fort-Mardyck et Saint-Pol-sur-Mer, et jouissant d’un statut de «commune associée», avec une mairie relevant du conseil municipal de Dunkerque. L’intégration date de 1979; Mardyck avait alors 320 hab., contre 465 en 1901.

Le village, situé à 2 km de la côte, et qui a le statut de commune associée, abrite à présent 360 hab. seulement mais, sur les 872 ha de son territoire, qui s’étire sur 8 km jusqu’au canal de Bourbourg, s’étale une partie de la zone industrialo-portuaire où se trouvent le terminal du gazoduc de Norvège, une cimenterie Lafarge, la raffinerie de pétrole Total (7 Mt/an, 320 sal.), l’usine d’éthylène et plastiques de la firme italienne Polimeri (480 sal., ex-Copenor) et un site de cinq éoliennes installé en 2003 par le groupe pétrolier Total, en partie à des fins d’expérimentation de générateurs de grande puissance: deux éoliennes Vestas de 2 MW (80 m de diamètre), deux éoliennes Nordex de 2,5 MW (80 m de diamètre) et une éolienne General Electric Wind de 3 MW (104 m de diamètre).

Aussi la position du petit village de Mardyck, encerclé d’installations dangereuses et classées Seveso, défraie-t-elle régulièrement la chronique. Le canal de Mardyck, qui date de 1715, va du canal de Bourbourg à la mer et longe la limite sud-ouest de la commune, puis sa limite nord-est, passe entre raffinerie et aciérie et aboutit au bassin de Mardyck où il rejoint le canal des Dunes. La station de pompage de Mardyck est la plus puissante des Wateringues (25,2 m3/s ). Mardyck détient 1 800 m de littoral, inhabité.