Mennetou-sur-Cher

890 hab. (Monestois), 1 626 ha dont 367 de bois, chef-lieu de canton du Loir-et-Cher dans l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay, 16 km au SE de celle-ci et 17 km ONO de Vierzon, sur la rive droite du Cher. Le village, issu d'un monastère disparu dont il tire son nom (monastellum) a un aspect médiéval, avec des maisons anciennes, des restes de remparts et des tours du 13e s.; il est «station verte de vacances» et affiche festival médiéval, troupe folklorique et spécialité d'andouillettes; petits ateliers, centre de rééducation Grancher. La population communale n'a pas beaucoup varié depuis deux siècles.

Le canton a 7 100 hab. (6 800 en 1999), 8 communes et 18 685 ha dont 5 477 de bois; il s'étend de part et d'autre de la vallée du Cher. La partie nord, qui est en Sologne, est traversée par l'autoroute A 85; l'axe de circulation local réunit au pied du talus de rive droite du Cher la route de Tours à Bourges (N 76), la voie ferrée et l'ancien canal du Berry. À l'ouest se trouve Villefranche-sur-Cher, déjà dans le périmètre du pôle de Romorantin. Villefranche, comme Mennetou, fait partie de la communauté de communes du Romorantinais.

Il en est de même de Langon (850 hab., 3 882 ha dont 1 989 de bois), 4 km en aval de Mennetou sur l'axe de circulation, qui a gagné 70 hab. de 1999 à 2007, dont le finage s'étend au nord dans les bois solognots et qui a trois petits châteaux des 19e-20e s., un centre de nature du Grand Liot (centre de vacances de la commune de Saran, 70 places); de Châtres-sur-Cher (1 100 Castrais, 3 533 ha dont 1 146 de bois), qui est à 4 km à l'est de Mennetou et bénéficie des mêmes circulations et de la même organisation, mais a aussi une église protégée du 12e s. et une maison de retraite; son nom a été complété en 1918; elle a eu plus de 1 400 hab. avant 1914 et sa population fluctue autour de 1 100 hab. depuis 1960; et de la petite Maray (240 hab., 2 780 ha dont 256 de bois), juste au sud de Châtres au pied du coteau de rive gauche longé par la Prée, dont le finage s'étend vers le sud, englobe un étang et a aussi plusieurs châteaux (18e-19e s.).

La communauté de communes de Saint-Julien-sur-Cher, Saint-Loup-sur-Cher, La Chapelle-Montmartin (1 300 hab.) ne pouvait guère choisir un nom moins long pour marquer sa différence en associant à part les trois autres communes du canton, au sud du Cher. Saint-Loup (340 Saint-Lupéens, 1 470 ha) est juste au sud-ouest de Mennetou; le château de Sauveterre (19e s.) est à l'ouest du village; le nom officiel est Saint-Loup, sur Cher est une mention publicitaire. Saint-Julien-sur-Cher (700 Juliennois, 1 599 ha dont 243 de bois) est face à Villefranche sur la rive gauche du Cher; elle a des restes de l'ancienne abbaye d'Olivet (13e s.) et deux châteaux du 19e s.; travaux publics Landre (20 sal.); la commune a gagné 80 hab. de 1999 à 2007. La Chapelle-Montmartin (400 Chapellois, 1 072 ha dont 269 de bois) est à 3 km au sud-ouest de la précédente, sur une petite butte qui domine le val du Cher.