Montceau-les-Mines

20 200 hab. (Montcelliens) dont 520 à part, 1 662 ha, chef-lieu de canton de Saône-et-Loire dans l’arrondissement de Chalon-sur-Saône, 47 km OSO de Chalon dans le sillon houiller de la Bourbince. La commune n’a été créée qu’en 1856, sous son nom actuel, après la mise en exploitation du gisement de charbon dont les premières mines remontent à 1833. L’habitat s’est developpé à l’est de l’axe formé par la rivière, le canal du Centre, la voie ferrée et la N 70; la commune a atteint 29 000 hab. en 1931, 30 000 en 1962. Elle s’est nettement dépeuplée depuis, perdant encore un millier d’habitants entre 1999 et 2008, mais son urbanisme s’est beaucoup amélioré et les terrains miniers ont été réaménagés; plusieurs parcs dont le grand parc Saint-Louis de 150 ha, port de plaisance, étang avec loisirs, centre culturel actif (CAR), centre national d’enseignement et d’entraînement pour gymnastes. Depuis 1995 le maire est Didier Malthus, socialiste, enseignant, également député.

La ville, fleurie (trois fleurs), a de nombreux équipements: musée des fossiles avec centre géologique la Physiophile, musée-maison d’école; un hôpital (220 lits) et une clinique (70 lits), maison de retraite Jardins Médicis (35 sal.), les Séréniales (30 sal.); deux collèges et deux lycées publics et un collège privé, deux hypermarchés Leclerc (210 sal.) et Géant Casino (110 sal.) et une plate-forme de distribution du groupe Lidl (240 sal.); Intermarché (30 sal.); Conforama (40 sal.), Bois du Verne (bricolage, 20 sal.). Les Houillères, qui employaient encore 12 000 personnes vers 1960, maintiennent 120 emplois dans une découverte de Blanzy; le charbon est brûlé dans la centrale thermique Lucy III d’Écuisses (80 sal.).

Montceau a aussi des emplois industriels, en partie issus de la reconversion, en partie de l’ancien accompagnement de la mine par l’emploi féminin: grues Terex (310 sal.), électronique Combel du groupe Eolane (140 sal.), matériel pour boucheries (Robot Coupe, 140 sal.), volets roulants Bubendorf (110 sal.), mécanique Techni Service Industrie (75 sal.), robinetterie Buracco (55 sal.), réservoirs d’air comprimé Siap (45 sal.), matériel de télécommunications Horizon Télécom (35 sal.), traitements de surfaces Poligrat (25 sal.); plastiques Spécial Textile (30 sal.), emballages plastiques Storsack (30 sal.), charcuterie ASBL (30 sal.). Montceau accueille également les travaux publics du groupe Colas (85 sal.), les négoces de quincaillerie (Comptoir général des fers, 30 sal.), de matériaux Guillemet (50 sal.) et Doras (25 sal.), les analyses médicales Carron (30 sal.); ERDF (45 sal.).

Le textile, jadis complémentaire des emplois de la mine pour les femmes, a plus de difficulté: si les chaussettes et collants Perrin (créée en 1924) subsistent avec un personnel un peu réduit (75 sal. contre 110 en 2005) et un magasin d’usine, Clayeux (vêtements pour enfants, 130 sal., avec magasin d’usine), créée en 1953, est en liquidation en 2011, en cours de rachat par Fashion BelAir, une société du Sentier de Paris, avec perspective de réduction; Blanchard (bas et chaussettes, 60 sal.), fondé en 1929 et racheté par Kindy en 2006, cesse sa production en 2011 et ne devrait conserver qu’un atelier de création.

Les deux cantons ont 28 700 hab. (30 200 en 1999) dans 2 communes (4 083 ha), l’autre étant Saint-Vallier. Le bassin d’emploi, de 32 communes et 58 000 hab., compte 5 000 salariés de l’industrie, 4 500 des commerces et services privés. L’aire urbaine Insee est de 45 600 personnes, l’unité urbaine de 41 700. Montceau est associée au Creusot et à Montchanin dans une communauté urbaine de 19 communes et 91 500 habitants.