Montlouis-sur-Loire

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Montlouis-sur-Loire. Le château de la Bourdaisière à Montlouis-sur-Loire. © RB-RV
Montlouis-sur-Loire. Le château de la Bourdaisière à Montlouis-sur-Loire. © RB-RV

10 700 hab. (Montlouisiens), 2 455 ha dont 274 de bois, chef-lieu de canton de l'Indre-et-Loire dans l'arrondissement de Tours, 12 km à l'est de la préfecture, sur la rive gauche de la Loire et l'étroit plateau qui sépare le fleuve du Cher. Le nom originel était mons Laudius ou Laudatus, traduit en Montloué et déformé seulement plus tard en Louis. Le centre campe sur un ancien oppidum dominant la Loire et son vieux port disparu. Le finage est étiré d'est en ouest et inclut à l'est le village d'Husseau, séparé de Montlouis et dominant une varenne de Loire; le nom d'Husseau désigne d'ailleurs une hauteur (racine gauloise Uxello). Les sites troglodytes abondent sur le coteau de Loire, dominé par une file de résidences riches, plusieurs avec parc. Au sud, la commune atteint le Filet, petite rivière qui draine le val du Cher au pied du coteau de rive droite. À l'ouest, le finage inclut l'éperon de confluence de Rochepinard, ourlé de maisons troglodytes, dont la pointe est à 2 km de la Loire et 1 500 m du Cher et qui domine un ample carrefour ferroviaire. Le plateau entre Loire et Cher est couvert de vignes à l'est, et s'urbanise fortement à l'ouest.

Située en grande banlieue de Tours, la ville a un collège public; une maison de retraite, un centre d'aide par le travail. Elle cultive son identité: ses fleurs, son festival de jazz, son vignoble surtout, avec ses caves dans le tuffeau, une Maison des Vins et ses vignes sur le bas plateau entre Loire et Cher, dont la commune cultive 314 ha et anime une aoc originale de 350 ha en chenin, à la fois concurrente des vouvray et des touraine; le GR 3 court sur le plateau à travers la commune; musée de la Loire (flore et faune); église en partie du 12e s. avec presbytère dans un hôtel du 16e s. Montlouis s'orne de plusieurs châteaux dont celui de la Bourdaisière; refait au 19e s. sur un ancien site de forteresse dominant la vallée du Cher, occupé ensuite par un châtau renaissance de 1520 disparu, il dispose d'un grand parc, s'accompagne d'un jardin et d'un conservatoire de la tomate et offre aussi quelques manifestations culturelles; centre de vacances EdF-GdF au château de Thuisseau (90 places), du 19e s. dans le style renaissance, vers l'est, manoir de la Miltière (ou Milletière, 17e s.) au village-rue de même nom, et château de la Barre (18e s.) un peu au nord.

Trois zones d'activités occupent environ 1 500 personnes, deux vers la Loire, la troisième étirée au pied du coteau du Cher sous Thuisseau. Montlouis n'a cependant pas de grande entreprise de production; elle accueille quelques fabriques, dont la principale fait des tracteurs de pistes pour l'aéronautique (TLD, 120 sal.); menuiserie (portes Gervais, 50 sal.) et agencement de magasins (Sodifra, 50 sal.), pâtisserie Sobopat (25 sal.). Le secteur tertiaire est plus largement représenté: ingénierie ferroviaire Espas (Études système pour automatismes spécifiques, 50 sal., racheté par les transports Faiveley), négoces de pompes (Axflow, 70 sal.) et de rayonnages (SPI, 35 sal.), blanchisserie Elis (80 sal.), traiteur (Les Toques régionales, 35 sal.); supermarché U (90 sal.); entreprises de bâtiment et finitions Pinxyl (110 sal., peintures), Dordoigne (50 sal., plâtrerie), Guionnière (20 sal., plâtrerie), Bergeret (50 sal., étanchéité), Couthouis (30 sal., couverture), manutention (Interpool, 35 sal.) et transports TFM (Moisy, 45 sal.) et Mermet 40 sal.); travail temporaire ITP (60 sal.); traitements de déchets Sita (100 sal.).

Un carrefour ferroviaire complexe occupe l'ouest de la commune, dans le prolongement de Saint-Pierre-des-Corps; la voie ferrée Paris-Bordeaux et la ligne à grande vitesse franchissent la Loire séparément à Montlouis, mais la commune n'a pas de pont routier. Montlouis est devenue «sur Loire» en 1920; elle avait alors 2 000 hab. (contre 2 400 au début du 19e s.), puis elle est passée à 2 700 en 1954, 4 200 en 1968, 6 900 en 1982 et poursuit sa croissance: elle a gagné 900 hab. de 1999 à 2008.

Le maire est Jean-Jacques Filleul, socialiste, ancien député. L'appellation viticole montlouis porte sur trois communes (avec Saint-Martin-le-Beau et Lussault) et 350 ha, en chenin seul, et fournit surtout un vin blanc demi-sec tranquille ou effervescent. Montlouis est le siège de la communauté de communes de l'Est Tourangeau, qui associe 5 communes et 22 100 hab., soit les 4 communes du canton plus Azay-sur-Cher. Le canton a 21 600 hab. (19 400 en 1999), 4 communes et 5 760 ha dont 695 de bois; les trois autres communes sont Larçay et Véretz au sud du Cher, La Ville-aux-Dames entre Cher et Loire.