Noailles

2 740 hab. (Noaillais), 1 004 ha dont 396 de bois, chef-lieu de canton de l’Oise dans l’arrondissement de Beauvais, sur la nationale N 1. C’est une ville nouvelle, créée au 18e siècle avec la réunion des communes de Longvillé et Boncourt sous l’autorité du maréchal de Noailles, pour profiter du déplacement de la grande route de Paris vers Beauvais et le Nord; intéressant hôtel de ville dans les anciennes halles. Le collège public porte le nom d’Anna de Noailles, mais la poétesse est née et morte à Paris; centre de formation aux arts équestres du cirque (moulin de Pierre). La population communale croît depuis le creux des années 1930 (1 100 hab.).

Le canton a 21 200 hab. (20 100 en 1999), 21 communes, 15 519 ha; il est bordé au nord par la vallée du Thérain; à l’ouest, il touche à l’extrémité de la boutonnière du Bray; il compte de très nombreuses petites entreprises dans les villages. Saint-Sulpice (1 040 hab. dont 110 à part, 888 ha), 7 km au NO de Noailles, y a une maison familiale rurale au château de Crécy, du 16e s. à tours d’angles, et une gare; une chaussée Brunehaut passe auprès du village sur le plateau; la population a diminué de 70 hab. après 1999. Sur cette chaussée au sud-est, Tillard est une bourgade déchue, devenue simple hameau de Silly-Tillard (480 hab., 1 114 ha), 2 km à l’ouest de Noailles, commune qui a gagné 60 hab. de 1999 à 2008; on y voit encore une poste et hôtellerie du 18e s. dans un ancien manoir du 16e, et une église du 14e.

Ponchon (1 120 Ponchonnais, 973 ha), 3 km au nord de Noailles, a une église à peintures murales et une pisciculture. Villers-Saint-Sépulcre (950 Villersois, 729 ha), 2 km au NE de Ponchon au pied de la côte et au-dessus de la vallée du Thérain, se signale par le dolmen de la Pierre aux Fées sur le plateau, et avait une usine de plastiques ABS du groupe General Electric, GE Plastics ABS (280 sal. en 2005), issue d’une création de 1870, alors nommée Société des produits antiseptiques…; mais, après avoir cédée au saoudien Sabic, elle a été fermée en 2008 (avec 165 sal.) au bénéfice d’une implantation écossaise du groupe; restent les plastiques IEP (35 sal.), isolation Delaunay (35 sal.). La commune a gagné 70 hab. de 1999 à 2008.

À Berthecourt (1 550 Berthecourtois, 697 ha), 4 km au NNE de Noailles, château restauré au 20e s., château de Parisis-Fontaine (18e et 19e s.), maison de retraite; plusieurs petites entreprises, dont Vérité (brosserie et articles de toilette, à un groupe vendéen, 30 sal.); la population s’est accrue de 180 hab. depuis 1999. Cauvigny (1 450 Mavais, 1 750 ha dont 296 de bois), 5 km au SE de Noailles, a un clocher octogonal du 12e s. et plusieurs ateliers; mais du principal, Tekcable-Greenfilter (fourniturese pour automobiles, 140 sal.) ne subsiste que Chronosport (filtres à air Green Cotta, 20 sal.); le village était aussi le siège de la société Presse Informatique (traitement de données, 200 sal.), qui a fini par disparaître en 2011; la commune a gagné 240 hab. entre 1999 et 2008.

Au nord-ouest du canton, Warluis (1 160 Warluisiens, 1 144 ha dont 287 de bois), qui n’est qu’à 6 km au SE de Beauvais, rénove la chapelle et le petit château de Marlemont, qui domine au NE la vallée du Thérain; un musée de l’aviation se visite au village; la conserverie et plate-forme logistique du groupe Bonduelle (150 sal.) ont disparu au début de la décennie 2000; des transporteurs sont intéressés par le site; transports BTE (55 sal.) et Messageries Beauvaisiennes (30 sal.), publicité Medispost (50 sal.); la commune a perdu 50 hab. entre 1999 et 2008. Au sud de Noailles Sainte-Geneviève, au nord-est Hermes sont plus peuplées.

À Novillers (370 hab., 479 ha), 7 km SSE de Noailles, qui a gagné 50 hab. depuis 1999, la métallerie Prometal (150 sal.) a subi des réductions drastiques; restent les ateliers de métallerie Oxcisaille (25 sal.) et de mécanique Formétal (35 sal.). Mortefontaine-en-Thelle (840 hab., 602 ha), 8 km au sud de Noailles, a augmenté de 100 hab. entre 1999 et 2008; menuiserie d’aluminium et plastiques Scintelle (Vérandas du Beauvaisis, 85 sal.); nettoyage Deca (200 sal.). Laboissière-en-Thelle (1 290 Buccériens, 964 ha), 6 km au SO de Noailles, a un atelier de plasturgie Boulay (SIB-ADR, 35 sal.) et une maison de retraite (la Bérangerie, 40 sal.).

Enfin la commune qui est à l’angle sud-ouest du canton se nomme curieusement Le Déluge (490 Diluviens, 369 ha), et ses habitants les Diluviens; mais il s’écrivait de Logio en 1152, ce qui renverrait à un simple patronyme gaulois Lugios. Le site de la communauté de communes des Sablons, dont fait partie Le Déluge, donne ces précisions: «À la fin du 19e siècle, la commune comptait 415 habitants et 154 maisons d’habitations. Le village à peu près central formait une seule et large rue, longue de 1 500 mètres, entre Ressons et Parfondeval. Au début du 20e siècle, la fabrication de dentelles, de brosses à dents, de boutons de nacre, de chausse-pieds et d’éventails occupait une grande partie de la population. La dernière de ces fabriques cessa ses activités en 1998. Le 25 décembre 1940, la gare de Laboissière-Le Déluge, qui dessert le village eut le triste privilège d’accueillir le train spécial dans lequel avaient pris place Hitler et Otto Abetz, pour une entrevue avec l’amiral Darlan et le général d’armée aérienne Paul Stehlin, représentants du gouvernement de Vichy.» (http://www.cc-sablons.fr).