Omont

90 hab. (Omontais), 1 796 ha dont 1 178 de bois, chef-lieu de canton du département des Ardennes dans l’arrondissement de Charleville-Mézières, à 17 km au sud de Charleville à vol d’oiseau, mais à plus de 30 par la route. Omont est une ancienne place forte, naguère totalement déchue (42 hab. en 1982, contre 580 en 1831), mais qui a repris un peu de couleurs dans les années 1990; elle n'en est pas moins l'un des plus minuscules chefs-lieux de canton de France.

Le canton a 2 600 hab (2 300 en 1999), 11 communes et 15 083 ha, dont 6 084 de bois, dans une partie boisée et dépeuplée des crêtes préardennaises. Seule au NO Poix-Terron (860 Pixiens, 1 426 ha dont 239 de bois) a quelque vitalité: elle est située dans la vallée de la Vence à une quinzaine de kilomètres au SSO de Charleville, à laquelle elle est reliée par autoroute (avec échangeur), et par voie ferrée (axe Reims-Charleville). Son église romane est inscrite; une usine Trelleborg-Stanton fabrique de la mousse pour automobiles (120 sal.); sa population augmente un peu depuis les 650 hab. de 1975 (+ 40 hab. entre 1999 et 2008); l’administration de la vaste de la communauté de communes des Crêtes préardennaises (93 communes, 21 100 hab.) y a pris place.

Entre Poix et Omont, La Horgne (190 hab., 527 ha) a consacré un musée aux spahis et à la bataille du 15 mai 1940; la commune aurait gagné 80 hab. (78%!) de 1999 à 2008. À l’est du canton, Vendresse (490 Vendressois, 4 322 ha dont 2 406 de bois) donne sur la large vallée de la Bar et du canal des Ardennes, dans un secteur large et marécageux parsemé d'étangs; ancien monastère de cordeliers et château ruiné de la Cassine, forêt de Mazarin au nord, port de plaisance. La commune a gagné 90 hab. après 1999.