Paray-le-Monial

9 600 hab. (Parodiens) dont 460 à part, 2 520 ha dont 484 de bois, chef-lieu de canton de Saône-et-Loire dans l’arrondissement de Charolles, 14 km à l’ouest de Charolles. La ville, de loin la plus peuplée de l’arrondissement, est au bord de la Bourbince et du canal du Centre, au carrefour des N 70 et 79 et dotée d’une bifurcation ferroviaire. Elle est à la fois connue comme lieu d’industrie et de pèlerinages; elle a un collège et un lycée professionnel publics, un collège et deux lycées privés; maisons de retraite des Opalines (35 sal.) et des Charmes (50 sal.).

D’une part, elle participe à la «vallée de la céramique», dont il lui reste les fabriques Paray Céramiques (130 sal.), ancienne Cérabati née en 1870, et Fauchon-Baudot (55 sal., produits réfractaires) qui date de 1904; s’y ajoutent une entreprise Charollais Viandes (50 sal.) et de petites scieries; éditions La Renaissance (20 sal.), négoce de volailles Thévenet (20 sal.), constructions Morais (35 sal.) et Buriller (25 sal.); comptabilité Pivard (40 sal.), conseil Le Cèdre (35 sal.); installations électriques CD Elec (35 sal.), EDF (100 sal.) et ERDF (35 sal.), SNCF (100 sal.).

D’autre part, son ancienne abbaye clunisienne (église romane du 12e s.) est devenue basilique du Sacré-Cœur dans les années 1870 en rappel des visions de Marie Alacoque, moniale à Paray (17e s.), et reçoit 300 000 à 600 000 pèlerins par an, ce qui fait de Paray un membre de l’Association des villes-sanctuaires de France. La ville, «fleurie 4 fleurs» est aussi un centre de services bien équipé avec un hôpital de 560 emplois (220 lits), plus deux cliniques dont une de 110 salariés (70 lits); maison de retraite du Château (40 sal.); lycée, hypermarché Leclerc (240 sal.), deux Intermarché (45 et 40 sal.).

Paray a de belles maisons anciennes dont la maison Jayet (hôtel de ville), un musée de la faïence et le musée Charnoz dans une ancienne usine de céramique, le musée eucharistique du Hiéron (art sacré), un musée des insignes et médailles; hippodrome et port de plaisance. La population de la ville a augmenté régulièrement pendant tout le 19e siècle et jusqu’en 1975, où elle a atteint son maximum avec 11 500 hab. (sdc), mais elle a perdu 2 300 hab. dans le troisième quart du 20e siècle et encore 200 de 1999 à 2008. La communauté de communes de Paray-le-Monial groupe 8 communes (11 700 hab.) et siège en ville.

Le canton a 13 900 hab., 10 communes, 19 499 ha dont 2 499 de bois; il atteint au sud-ouest la Loire (et donc le département de l’Allier). Hautefond (220 hab., 1 362 ha dont 419 de bois) est une commune d’habitat dispersé juste au sud-est de Paray-le-Monial, avec un hippodrome; Charollaise de travaux publics (55 sal.). Vitry-en-Charollais (1 100 hab., 2 124 ha), 4 km à l’ouest de Paray, qui conserve bien deux «l» à son nom, complète les activités de la ville, notamment par une usine Ciments Renforcés ex-Éternit (groupe belge Etex, 125 sal.) et une petite fabrique d’équipement ménager (Ronic, 50 sal.); la commune a gagné 140 hab. de 1999 à 2008.

À Saint-Yan (1 200 hab., 2 615 ha), 8 km au SO de Paray, un ancien et vaste aérodrome militaire (codes SYT et LFLN), doté de deux pistes de 2 030 et 1 500 m, une en herbe de 700 m et d’une tour de contrôle de haut niveau, sert aux écoles de pilotage et comme «aérodrome du Charolais»; il a attiré plusieurs centres de formation. La partie méridionale du canton, la plus étendue, est dans le Brionnais, boisé et d’habitat plutôt dispersé, et mord sur la vallée de l’Arconce dans la commune de Poisson (600 hab., 3 548 ha dont 518 de bois), dont le village est à 8 km au sud du chef-lieu; Poisson a eu plus de 1 000 hab. en 1900.