Pélissanne

8 700 hab. (Pélissannais), 1 911 ha dont 500 de bois, chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône dans l’arrondissement de Salon-de-Provence, 5 km à l’est de Salon. Le vieux village s’enroule en spirale autour d’une butte et a de nombreuses maisons du 17e s., un beffroi du 16e s., une fontaine classée, des arènes, un moulin à huile. La commune est surtout résidentielle et dispose d’un collège public; transports Marino (50 sal.). On y cultive163 ha de vignes, avec une cave coopérative; sa limite sud suit l’ancienne Via Aurelia. Pélissanne avait 2 500 hab. au début du 19e s., 1 300 seulement dans les années 1930; sa population augmente depuis et a passé les 5 000 hab. en 1974; elle s’est accrue de près de 500 hab. entre 1999 et 2005.

Le canton a 38 900 hab., 9 communes, 21 683 ha dont 7 507 de bois; apparu en 1793 mais supprimé au profit de Salon en 1801, il a été recréé sous une autre forme en 1993. Les communes les plus proches de Marseille, Lançon-Provence, La Fare-les-Oliviers, Coudoux, Ventabren, Vélaux, sont les plus peuplées. Aurons (520 Auronais, 1 282 ha dont 600 de bois) est une petite commune dans les bois, à 5 km au nord du chef-lieu; le village perché, en colimaçon, est surmonté par les ruines du Castellas; un platane à cinq troncs orne la place du village, qui a aussi des grottes avec expositions troglodytiques, et une ancienne abbaye de bénédictins. Le relief monte à 291 m au roc de Caronte à la limite de Pélissanne; 46 ha de vignes sont cultivés. La commune n’avait plus que 70 hab. en 1954 (230 un siècle auparavant), mais sa population croît depuis.

La Barben (560 Barbenais, 2 285 ha dont 1 811 de bois) jouxte à l’est les maisons de Pélissanne. Le village a un gros château médiéval très restauré avec jardin à la française du 17e s. et musée, et un parc zoologique de 33 ha et 600 animaux. Le finage s’étend dans les collines boisées. La commune avait 190 hab. au minimum de 1931 et croît depuis, gagnant une centaine d’habitants entre 1999 et 2004. Cornillon-Confoux (1 200 Cornillonnais, 1 495 ha dont 500 de bois) est à 13 km au SO de Pélissanne; le village est juché sur un promontoire qui domine la Touloubre, tout près de Saint-Chamas; beffroi du 19e s., jardins, mur d’abeilles de 56 niches en pierres sèches, château fort remanié de Confoux et château du Lys (17e s.), nombreuses bories. Le finage porte 39 ha de vignes et il est traversé par le canal de Craponne et le canal d’amenée de Saint-Chamas. Le nom actuel de la commune a été fixé en 1919; elle avait alors moins de 200 hab., contre 670 en 1846; sa population croît depuis et a gagné 150 hab. de 1999 à 2007.