Pernes-les-Fontaines

10 300 hab. (Pernois), 5 112 ha dont 514 de bois, chef-lieu de canton du Vaucluse dans l'arrondissement de Carpentras, 7 km au sud de celle-ci. arrosée par la Nesque et le canal de Carpentras. Le village fut du 12e au 14e s., sous les comtes de Toulouse, la capitale du Comtat. Il conserve trois grosses portes, des restes de remparts et d'un donjon, une tour Ferrande (13e s.) et une tour de l'horloge, halles du 17e s., hôtels bourgeois des 17e-18e s., dont l'hôtel de Brancas devenu hôtel de ville, et surtout un ensemble de 40 fontaines anciennes qui lui ont valu d'allonger son nom en 1936; musée Drapier du costume comtadin, musée Fléchier des traditions comtadines, musée de la Vieille École.

L'aérodrome de Carpentras est à la pointe NE de la commune. À la pointe ouest, au-delà du château Saint-Joseph, le hameau des Valayans, proche de la Sorgue de Velleron, forme une petite communauté qui prospéra jadis sur la garance et poursuit dans les fruits et légumes. Pernes a 207 ha de vignes et une cave coopérative, un collège public. La ville accueille les constructions métalliques Cmv (40 sal.), la maçonnerie Moretti (35 sal.), les travaux publics Gasnault (30 sal.) et des supermarchés Intermarché (50 sal.) et Coccinelle (20 sal.). La population de Pernes avait atteint 5 400 hab. en 1851 puis a sensiblement diminué, jusqu'à 3 600 hab. en 1926; elle augmente depuis et a atteint les 10 000 hab. en 1999; les estimations pour 2005 sont de 10 400 hab. (sdc).

Le canton a 16 600 hab., 6 communes, 12 621 ha dont 3 380 de bois. Velleron et Saint-Didier sont les communes les plus peuplées. Venasque (980 Venasquais, 3 501 ha dont 1 974 de bois) est à 10 km à l'est de Pernes à la résurgence de la Nesque. Le bourg, agrippé à un éperon rocheux, fut à l'origine Vindasca (rocher blanc, ou qui se voit de loin), nom éponyme du Comtat Venaissin; c'est l'un des plus anciens fiefs connus et il fait partie des «plus beaux villages de France». Il conserve une église du 12e s. à tours sarrasines et un baptistère classé, des restes de l'enceinte romaine du 1er siècle et médiévale du 12e s. et des portes. La commune n'a qu'une petite pointe en plaine; elle déclare 117 ha de vignes et vante ses cerisiers; mais son territoire s'étend surtout sur le plateau de Vaucluse, où il atteint 619 m au mont Cassieu et porte la forêt domaniale de Venasque. La commune avait plus de 1 000 hab. au début du 19e s., 400 seulement en 1954, et sa population croît depuis. Elle a gagné 130 hab. de 1999 à 2006.

Entre Venasque et Pernes s'intercalent deux petites communes, Le Beaucet (350 Beaucetains, 904 ha dont 369 de bois) et La Roque-sur-Pernes (460 Roquerois, 1 103 ha dont 333 de bois), perchés sur les pentes du plateau de Vaucluse. Le premier a des ruines de château fort et deux portes d'enceinte, et met en avant son artisanat d'art et un Centre international de formation aux métiers d'art et le «jardin de Robert» en hommage au peintre Hubert Robert; l'ermitage de Saint-Gens se cache dans un vallon au sud. De 370 hab. en 1836, sa population est tombée à 80 dans les années 1930; elle augmente depuis, mais n'a gagné que dix habitants de 1999 à 2007. La Roque-sur-Pernes a 70 ha de vignes et un château médiéval plusieurs fois restauré; au nord, château de la Giride. Sa population, de 390 hab. en 1872, était tombée à moins de 100 juste avant la dernière guerre; elle a crû lentement jusqu'en 1999, puis un peu perdu à nouveau.