Pont-de-Roide

4 720 hab. (Rudipontains), 1 358 ha dont 810 de bois, chef-lieu de canton du département du Doubs dans l’arrondissement de Montbéliard, 17 km au sud de celle-ci dans la vallée du Doubs au pied du Lomont. C’est un ancien haut lieu du groupe Peugeot, spécialisé en métallurgie mais un peu déchu; les familles Peugeot, Jackson puis Wéité y ont installé des ateliers d’outillages à partir de 1843.

La ville actuelle, qui a absorbé en 1972 Vermondans, juste à l’ouest, compte plusieurs fabriques: aciers spéciaux et laminage de précision Arcelormittal Stainless (ex-Ugine-Imphy, 230 sal.), ressorts Metalis (ex-Falconnet, 100 sal.), métalleries Sideo RDT (Roide et Doubs Techniques, 60 sal.), Mercier-Clausse (50 sal.) et Savreux-Clausse (45 sal.), matériel de dépoussiérage industriel et filtration Cattin (40 sal.), traitements de surfaces Metatherm (35 sal.); travail intérimaire Adecco (100 sal.), autocars Maron (25 sal.), Intermarché (55 sal.). Autechaux-Roide, qui jouxte la ville mais se trouve dans le canton d’Hérimoncourt, concourt aussi à l’activité de l’agglomération industrielle.

Outre une plage équipée sur le Doubs, la ville bénéficie d’un environnement attractif grâce aux contreforts du Lomont (fort des Roches, escalade, vol libre) et un site préhistorique d’abris sous roches qui fut occupé voici dix à douze millénaires. La ville a un collège public; la population communale avoisinait les 3 000 hab. entre 1875 et 1950, puis a augmenté et même atteint 5 300 hab. (sdc) en 1975, avant de baisser un peu; elle a perdu 140 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 14 300 hab. (14 100 en 1999)., 21 communes et 15 692 ha dont 7 006 de bois; traversé par la barre du Lomont, il s’étire du sud au nord jusqu’aux abords de Montbéliard, le Doubs marquant approximativement et à la fois sa limite orientale et sa limite septentrionale. Il est barré d’ouest en est par le puissant relief du Lomont, qui monte à 839 m. Au sud du Lomont, le plateau jurassien est entaillé par la Barbêche, qui conflue avec le Doubs à l’entrée de la cluse qui tranche le Lomont, sous le petit village de Feule (170 hab., 376 ha dont 215 de bois, à 496 m) qui abrite la charpenterie Raymond (35 sal.).

La crête du Lomont porte depuis 2007 le seul champ d’éoliennes du département, dit du Loimont, dans les communes de Valonne (220 Valonnais, 833 ha dont 316 de bois), Solemont (150 hab., 809 ha dont 371 de bois) et Feule. Formé de deux tranches de 10 et 5 machines Vestas, il a une puissance totale de 30 MW (Energy Power Resources). Il déborde à l’ouest sur la commune de Vyt-lès-Belvoir, qui est dans le canton de Clerval.

L’autoroute Comtoise traverse la partie nord du canton, mais en étrangère. Dans la vallée du Doubs en aval de Pont-de-Roide, Bourguignon (970 Bourguignons, 556 ha dont 231 de bois) puis Mathay participent à l’activité industrielle et à l’habitat ouvrier; Bourguignon a gagné 50 hab. de 1999 à 2008. Rémondans-Vaivre (220 hab., 919 ha dont 511 de bois), qui en a gagné 40 dans le même temps, est dans la large vallée de la Ranceuse au pied du versant septentrional du Lomont et résulte d’une fusion de 1976; Vaivre est à l’ouest de Rémondans; découpage Savreux-Clausse (45 sal.), meubles Nachin (25 sal.).

Juste à l’ouest, Dambelin (490 Dambelinois, 1 243 ha dont 615 de bois) est dans la même dépression et comprend à l’ouest le hameau de Mambouhans, ancienne commune absorbée en 1976 avec 50 hab., ainsi qu’un poste d’interconnexion électrique; elle a gagné une centaine d’habitants de 1999 à 2008. Goux-lès-Dambelin (280 hab., 890 ha dont 265 de bois), au nord, s’appelait seulement Goux jusqu’en 1961; elle a gagné 40 hab. après 1999. Le village et son finage se tiennent au contraire sur le plateau, vers 530 m. Il en est de même d’Écot (460 Escotais, 1 102 ha dont 474 de bois), à 7 km NNO du chef-lieu, à 530 m également; la commune accueille une aire de service SBE (35 sal.) sur l’A 36 au nord du village, et a gagné 60 hab. depuis 1999. La commune fut le lieu d’un foyer de la Résistance, détruit par l’ennemei le 8 juillet 1944; mémorial.

Tout au nord, Colombier-Fontaine (1 440 Cros, 766 ha dont 337 de bois) est desservie par le canal du Rhône au Rhin et la voie ferrée Besançon-Belfort, et marque l’extrémité SO de l’agglomération de Montbéliard; elle accueille plusieurs ateliers, dont une fonderie d’acier (SMC, groupe AFE, 170 sal.), fondée par Peugeot en 1907 mais revendue aussitôt et qui ne travaille plus guère pour l’automobile; toitures MS Couverture (25 sal.). L’ancienne fabrique de sièges Baumann (1901), qui avait atteint 600 employés dans les années 1970, reprise en 1993 par le basque Sokoa, puis par Arfa en 2000 comme Compagnie des Sièges, a fini par fermer fin 2003. La commune avait 440 hab. en 1900, 950 en 1954 et croît depuis (+140 hab. de 1999 à 2008). Elle est le siège de la communauté de communes des Trois Cantons, qui réunit 10 communes (7 700 hab.). Les villages du plateau au nord et au sud du Lomont sont bien moins peuplés; la plupart ont moins de 200 hab.