Remiremont

8 500 hab. (Romarimontains) dont 650 à part, 1 800 ha dont 1 139 de bois, chef-lieu de canton du département des Vosges dans l’arrondissement d’Épinal, 28 km au SE de la préfecture sur la rive gauche de la Moselle, juste en aval du confluent avec la Moselotte. La ville est, dans une position assez semblable à celle de Saint-Dié, à la sortie du massif ancien vosgien; les hauteurs environnantes sont couronnées de placages de grès vosgiens, montant à 800 m. Cette position en a fait un centre d’échanges et d’industrie, mais la proximité relative d’Épinal ne lui a pas donné autant d’autonomie et d’attractivité que Saint-Dié et les activités de service dominent. Les origines de la ville sont liées à un monastère du 7e siècle, qui aurait été fondé par un certain Romaric, d’où viendrait le nom de la ville, et qui fut suivi au 10e d’un monastère de filles nobles. Le centre est dominé par l’ensemble de l’église abbatiale (du 18e s.) et du palais abbatial, de style classique; autour se voient quelques rues à arcades, d’anciennes maisons de chanoinesses, un double musée municipal; un peu au sud, parc-promenade et palais des congrès.

Parmi les entreprises, de taille modérée, se distinguent les ouates et consommables médicaux du groupe allemand Lohmann Rauscher (120 sal.), les bétons Monier (60 sal.); équipements de contrôle MA (30 sal.), matériel agricole Pilote 88 (20 sal.); expertise d’assurances Pierrat (25 sal.), distribution d’électricité ERDF (25 sal.); supermarché Casino (20 sal.), négoces de matériaux Big Mat (25 sal.), de cycles Valdenaire (25 sal.); travail temporaire Adeco (120 sal.), nettoyage Devers (25 sal.) et enlèvement d’ordures Sita (35 sal.); le plus grand établissement est l’hypermarché Cora (230 sal.).

La ville, très fleurie, a deux collèges publics, un lycée général et un lycée professionnel publics; centre hospitalier de 285 lits; institut pour enfants. Remiremont avait 5 000 hab. en 1836, 10 000 vers 1900, elle est restée autour de ce nombre jusqu’en 1982, puis a perdu des habitants, dont 700 entre 1999 et 2008. La ville est le siège de la communauté de communes de la Porte des Hautes-Vosges (5 communes, 18 8300 hab.) et du pays de Remiremont et ses vallées (5 intercommunalités, 34 communes, 73 500 hab.). L’unité urbaine Insee est donnée pour 22 000 hab., l’aire urbaine aussi…

Le canton a 33 100 hab., 16 communes, 27 819 ha dont 16 074 de bois, la plus grande surface boisée cantonale de la région. Il est traversé par les vallées de la Moselle, de la Moselotte et de la Cleurie. Dans l’axe principal, Saint-Amé, Saint-Étienne-lès-Remiremont, Saint-Nabord et Éloyes dépassent 2 000 hab., ainsi que Pouxeux et Le Syndicat non loin. Dommartin-lès-Remiremont (1 920 Picosés, 2 108 ha dont 1 030 de bois), 5 km à l’est du chef-lieu, est au bord de la petite plaine de confluence de la Moselle et de la Moselotte, encombrée de nombreux bras; la commune monte à l’est à 840 m à la Tête de Houé. Elle avait eu 2 400 hab. dans les années 1840, mais Vecoux s’en est détachée ensuite, la laissant à 1 200 hab. environ; la population est descendue à 960 hab. en 1962 et a engagé ensuite une nette croissance, mais tend à plafonner.

Vecoux (1 040 Picosés, 1 360 ha dont 881 de bois), au bord de la Moselle à 5 km SE de Remiremont, a été constituée comme commune en 1858 à partir du ban de Dommartin; usine de sacs et films plastiques Semoflex (160 sal.); la population a crû depuis le minimum de 680 hab. vers 1970, mais elle a reperdu 90 hab. de 1999 à 2008. Le gentilé commun aux deux villages viendrait de pique-oseille et remonterait à des temps de disette.

Cleurie (640 Cleurisiens, 1 104 ha dont 776 de bois), 11 km au NE de Remiremont, en amont de Saint-Ame et face au Syndicat sur la rive droite de la Cleurie, a un atelier d’électronique Asteelflash (120 sal., groupe français Asteel de G. Benhamou); une petite route vers le NO mène à Éloyes par le col du Singe à 722 m, à travers la forêt de Fossard. Cleurie a perdu 60 hab. après 1999; elle est le siège de la communauté de communes de la vallée de la Cleurie, qui lui associe Le Syndicat, Saint-Amé et La Forge (4 communes, 5 200 hab.). La Forge (600 Forgerons, 472 ha) est entre Cleurie et Le Tholy et dominée par l’escarpement du grès, qui monte à plus de 800 m; elle a gagné 40 hab. de 1999 à 2008.

Le Tholy (1 650 Cafrancs et Cafranes, 3 076 ha dont 1 746 de bois), 6 km en amont de Cleurie à la bifurcation de la route de Gérardmer vers Épinal et vers Remiremont, a gagné 60 hab. dans le même temps; la commune se signale par une grosse fromagerie du groupe Bongrain (BG, 300 sal.); viandes Pierrat (40 sal.) et Disal (25 sal.), menuiserie Lecomte (20 sal.). Avec 4 hôtels (70 chambres), un camping de luxe (35 places) et 370 résidences secondaires (34% des logements), elle fait également figure de centre de tourisme. Son territoire monte à 827 m au nord (l’Omont), à 892 au SE près du ban de Gérardmer. La population communale est assez stable depuis 1962; elle était du même niveau au 19e s., et a connu un creux vers 1 200 hab. entre les deux dernières guerres. La route d’Épinal passe par le col de Bonnefontaine (672 m) et ensuite par Tendon (510 hab., 2 185 ha dont 1 228 de bois), au nord du canton, qui a deux jolis sites de cascades sur le petit Scouet, sous-affluent de la Vologne par le Barba, et a gagné 50 hab. de 1999 à 2008.

Sur le plateau tout à l’ouest du canton, Raon-aux-Bois (1 210 hab. (Raonnais), 2 405 ha dont 1 422 de bois), 8 km au NO de Remiremont, occupe une clairière au bord de la Niche, qui rejoint la Moselle à Arches; usine de viandes Artus (60 sal.), charpentes VSB (25 sal.). La population augmente depuis le minimum de 1975 (600 hab.), et a gagné 180 hab. de 1999 à 2008; mais elle avait dépassé 2 000 hab. autour de 1850.