Rians

3 700 hab. (Riansais), 9 687 ha dont 6 705 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l’arrondissement de Brignoles, 40 km à l’ouest de celle-ci, à 455 m. Le village en colimaçon conserve des éléments de remparts et une porte, une tour de l’horloge (12e s.). La commune s’étend dans les garrigues au relief confus, dans une dépression longitudinale est-ouest mal drainée par des ruisseaux tributaires de la Durance. Le canal du Verdon traverse la commune du nord-est au sud-ouest, le canal de Provence du nord au sud, mais presque entièrement en galerie souterraine.

Au NO, le relief monte à 659 m sur la montagne de Vautubière. Dans le finage sont quelques bastides éparses, une chapelle Saint-Estève à l’ouest, l’ancien bourg castral d’Amirat. On y cultive 200 ha de vignes, en partie en aoc des coteaux d’aix. La commune enregistre 400 résidences secondaires. Rians avait déjà plus de 3 000 hab. au début du 19e s.; puis sa population a décliné, jusqu’à moins de 900 hab. en 1954; elle s’est mise à croître ensuite, passant les 2 000 hab. vers 1985, et gagnant encore 500 hab. de 1999 à 2005.

Le canton a 9 800 hab., 6 communes, 34 623 ha dont 22 576 de bois et peu de vignes. Artigues (120 Artiguais), 3 185 ha dont 1 500 de bois) est à 5 km à l’est de Rians à 470 m, dans la même dépression, dominée au sud par la montagne d’Artigues qui atteint 647 m; des foyers datant de 40 000 ans y ont été trouvés; grotte préhistorique de la Rigabe; bourg castral du 11e s., château du 16e s. Artigues a eu 270 hab. vers 1850, 46 seulement en 1962, puis se peuple à nouveau: elle a gagné 80 hab. de 1999 à 2004, soit un bond de 74% ! Ginasservis (1 000 Ginasservois, 3 747 ha dont 3 000 de bois) est à 13 km au NE de Rians. La commune est traversée par le canal du Verdon, en partie souterrain. Elle n’avait que 420 hab. en 1954 et a gagné près de 400 hab. entre 1999 et 2006, soit +39%. Elle est le siège de la communauté de communes Verdon-Mont Major, qui réunit 5 membres et 6 800 hab.

Les trois autres communes sont dans le Parc régional du Verdon. La Verdière (790 Verdiérois, 6 816 ha dont 4 771 de bois) est loin du chef-lieu (23 km ENE), à 474 m, et plus proche de Barjols (17 km). Son finage s’étend d’ouest en est jusqu’à la forêt de Mala Soque; château du 18e s., parc et église au village, bourg castral de Montbrien (11e s.) au sud-ouest. La population communale a beaucoup baissé du début du 19e s. (1 800 hab.) à 1962 (470 hab.), puis repris une lente croissance, récemment accélérée: 520 hab. de plus entre 1999 et 2006, soit +65% ! La Verdière a aussi 310 résidences secondaires.

Saint-Julien (1 300 Saint-Juliennois, 7 588 ha dont 5 000 de bois), parfois localement Saint-Julien-le-Montagnier, est un village perché à 5 km au nord-est de Ginasservis, à 578 m, doté d’une église du 12e s., de restes de remparts et d’une porte. La commune est étendue et va au nord jusqu’au barrage de Gréoux; aussi est-elle riveraine du lac d’Esparron, d’où partent à la fois le canal du Verdon, souterrain dans la commune, et le souterrain de Maurras à l’origine du canal de Provence. Le finage a de nombreuses bastides éparses; bourg castral de Boisset (13e s.) au nord-ouest. La population communale est descendue de 1 500 hab. vers 1830 à moins de 400 en 1962, et augmente depuis; elle a presque gagné 300 hab. entre 1999 et 2004; 370 résidences secondaires, deux terrains de camping. Vinon-sur-Verdon achève le canton à sa pointe nord, au confluent de la Durance et du Verdon.