Riche (La)

10 200 hab. (Larichois), 817 ha, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Ballan-Miré, formant la principale banlieue occidentale de Tours dans l'étroit interfluve entre Loir et Cher. Le nom vient des larges dotations dont Louis XI comblait son église. Elle abrite au sud le château de Plessis-lès-Tours (15e s., en brique et pierre) et au nord le prieuré Saint-Cosme qui associe des restes du 12e et du 15e s., le souvenir et peut-être le tombeau de Ronsard et une superbe roseraie; ce sont là deux fleurons de l'agglomération tourangelle et tous deux sont assortis de musées. Saint-Cosme reçoit 30 000 visiteurs par an et il se tient des journées musicales dans l'ancien réfectoire des moines.

La ville de La Riche a été très bombardée en 1944 et son architecture est assez hétéroclite. Le petit quartier Niqueux-Bruère, en pleine ville, est considéré comme zone urbaine sensible. On y trouve aussi une gare de triage, des jardins ouvriers, et plusieurs entreprises industrielles, dont la boulangerie Paniloire (75 sal.), la chaudronnerie Biémont Soneco BSI (citernes et conteneurs, 40 sal.), les traverses de béton armé Sateba Vagneux (50 sal.); nombreux ateliers et négoces, dont le négoce alimentaire Pomona (Épisaveurs, 65 sal.) et une plomberie (Berthier, 45 sal.); un hypermarché Géant Casino (250 sal.) assorti d'une galerie marchande, et un supermarché U (45 sal.); négoce France-Boissons (25 sal.), transports Mory (50 sal.), une station d’épuration et de traitement des déchets (30 sal.) avec plusieurs entreprises de traitements de déchets (TRI 37, 45 sal.), d'épaves (TER, 25 sal.), métaux (Interseroh du groupe CDI, 25 sal.) et déchets (CVRD, 30 sal. et Onyx, 25 sal.).

La Riche abrite aussi une maison de retraite (Medica, 55 sal.) et un institut de recherches sur la santé (IRSA, Institut interrégional pour la santé prévention et santé publique, 140 sal.), mais n'a pas d'établissement d'enseignement secondaire. La commune a atteint 2 000 hab. en 1881, 3 000 en 1926, 4 000 en 1936, 7 000 en 1980, et poursuit sa croissance; elle a gagné plus de 1 500 hab. de 1999 à 2008 (+12%). Son finage va de la rive gauche de la Loire à la rive gauche du Cher; il est traversé par la principale rocade de Tours et les voies ferrées vers Vendôme et vers Saumur; la partie à l'est de la rocade est entièrement urbanisée, tandis qu'à l'ouest elle reste peu construite. La municipalité a une majorité de gauche; le maire est Alain Michel, socialiste, également conseiller général.