Rixheim

13 400 hab., 1 953 ha dont 851 de bois, commune du Haut-Rhin dans la banlieue de Mulhouse (canton d’Habsheim), à l’ESE de la métropole près de la forêt de la Hardt et de l’axe Mulhouse-Bâle, ancienne Uruncis romaine. Elle accueille de notables activités tertiaires (entrepôts, transports), le gros établissement des viandes Tempé (170 emplois), et de nombreux ateliers: plastiques Pöppelmann (80 sal.), machines de papeterie Pakea (40 sal.), menuiserie métallique et serrurerie Vitale (55 sal.), mécanique Endel (40 sal.) et Guldagil (20 sal.); matériels électriques de l’Alsacienne et Lorraine de Télé (35 sal.), constructions électriques Meng (30 sal.) et Fameca (30 sal.); imprimeries Roto Offset (35 sal.) et Friedling (25 sal.), édition de journaux (L’Échiquier, 70 sal.; Cime&Mag, 25 sal.), publicité Distri Pub (150 sal.). Dans le commerce, négoces de pharmacie Advanced Bionics (50 sal.), de matériel agricole Emak (Staub, 50 sal.), de fournitures Banner (25 sal.), location de camions Sateg (65 sal.), transports Trans Hit (40 sal.) et Palapina (20 sal.), gardiennage Scutum (25 sal.), travaux publics Sarmac (60 sal.), garages; Intermarché (40 sal.).

Une fabrique de papiers peints Zuber travaille depuis 1797, avec une spécialité de panoramiques, et s’est assortie d’un musée du papier peint, mais elle n’emploie plus que 15 personnes. Dans la commune, où se trouvent trois zones industrielles, habitent de nombreux travailleurs de l’usine Peugeot, qui occupe 150 ha du finage communal. Rixheim a eu une commanderie des chevaliers teutoniques, dont les bâtiments rénovés logent l’hôtel de ville, le musée et l’entreprise Zuber; un hôpital civil, plusieurs centres culturels, un collège public; gare, aérodrome avec aéroclub, circuit de motocross (Sandfeld) et piste de roller avec courses de vitesse. La commune avait un peu plus de 3 000 hab. vers 1900, 4 300 en 1954, 5 700 en 1967, et sa population continue à augmente: elle a gagné 600 hab. de 1999 à 2007. Elle fait partie de la communauté de communes de l’Île-Napoléon. La majorité municipale est passée à gauche en 2008; le maire est Olivier Becht, divers gauche, magistrat, devenu à l’occasion «le plus jeune maire d’Alsace» (31 ans).

Le bon site http://www.ville-rixheim.fr indique que «la ville se distingue par l’existence d’un bourg-centre aux traits typiques de village alsacien, et de quatre grands quartiers. Le premier, dénommé Île-Napoléon, devant la bifurcation du canal du Rhône au Rhin, est traditionnellement occupé par du logement social, d’abord du fait de la présence de cheminots quand un dépôt de chemin de fer était encore en activité sur le site, puis par celle d’ouvriers de l’usine Peugeot pour lesquels une ZAC «la Rotonde» avait été aménagée entre 1974 et 1978. Un deuxième, baptisé Entremont, a été créé de toutes pièces par l’architecte Spoerry entre 1966 et 1975; situé sur le flan d’une colline, au milieu d’arbres et de champs, il laisse deviner des immeubles résidentiels surplombant le reste de la commune. Plus récemment une ZAC, le Haut-Village, est venue terminer l’urbanisation de cette zone. Enfin le quatrième et dernier quartier, les Romains (du nom d’une des rues principales), se situe dans la plaine, le long de l’axe routier reliant Rixheim à Ottmarsheim et se caractérise par de l’habitat résidentiel à dominante individuelle»; il est flanqué au nord par une zone industrielle.

Le finage s’avance loin vers le sud-ouest sur les collines dans les bois du Zuehren Wald; l’habitat s’est étoffé ainsi vers le sud-ouest, jusqu’à l’auberge de Buchwald, près de laquelle un tumulus vieux de 3 500 à 4 000 ans a été fouillé, et un complexe de sports a pris place. La plaine à l’est est traversée par l’A 35, avec un échangeur près de l’aérodrome de Mulhouse-Habsheim et comprend une bonne part de la forêt de la Hardt, ainsi que la moitié de l’aérodrome, dont les bâtiments. Au nord-est, une partie des terrains de l’usine Peugeot, dont la centrale électrique et sa haute cheminée, sont dans la commune, au-delà du canal du Rhône au Rhin.