Romanèche-Thorins

1 900 hab., 976 ha dont 477 de vignes, commune de Saône-et-Loire dans le canton de La Chapelle-Guinchay, à la limite du département du Rhône, 17 km au SSO de Mâcon. Situé juste en bordure du Beaujolais sur le versant qui domine la Saône, le village est un centre de négoce du vin, équipé aussi pour le tourisme: le «hameau du vin» de la maison Dubœuf (20 sal.), avec musée dans l’ancienne gare, reçoit près de 100 000 visiteurs par an; maison de Benoît Raclet, inventeur en 1841 de l’échaudage des vignes, procédé qui consiste à verser de l’eau assez chaude sur les ceps pour en tuer les insectes (les pyrales) — Raclet traitait les siens à l’eau de vaisselle; musée Guillon du compagnonnage; parc zoologique et d’attractions Touroparc dans la plaine au bord de la N 6 (R. Livet, 35 sal.); tonnellerie Dargaud et Jaeglé (30 sal.), maçonnerie Tournier (40 sal.), travaux publics Berthet (30 sal.).

La commune bénéficie des AOC mâcon, pinot-chardonnay-mâcon, beaujolais et moulin-à-vent. Son nom était Romanèche tout court jusqu’en 1972; les Thorins sont un hameau de crête au-dessus du village, près du fameux moulin à vent du 15e s. aménagé en cave de dégustation, dont le nom définit une AOC fameuse (v. Moulin-à-Vent); négoces de vins Pasquier Desvignes (30 sal.). La population de la commune, en légère baisse depuis 1968, reste inférieure aux niveaux du 19e siècle (2 500 hab.); mais elle a gagné 90 hab. de 1999 à 2008. — Georges Dubœuf, à la tête de la principale entreprise vinicole du Beaujolais, né en 1933 à Chaintré dans le même canton, a fondé sa firme en 1964. Celle-ci vend 30 millions de bouteilles par an (plus de 100 M€ de chiffre d’affaires dont les trois quarts à l’exportation), approvisionnée par 400 vignerons et 15 caves coopératives; elle emploie 100 personnes à Romanèche.