Roquebrussanne (La)

1 700 hab. (Roquiers), 3 705 ha dont 2 537 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l'arrondissement de Brignoles, 15 km au sud-ouest de celle-ci. La commune s'est nommée jadis La Roque-Brassane, et Roquelibre en 1793. Elle a eu 1 500 hab. dans la première moitié du 19e s., puis s'est dépeuplée jusqu'à 600 hab. entre 1930 et 1960. Sa population augmente depuis, et a gagné 300 hab. de 1999 à 2004. Le village est au bord de l'Issole peu après sa source, à la pointe nord-ouest d'une petite plaine. Le relief monte au nord à la montagne de la Loube (830 m), et atteint 794 m au sud-ouest; le finage recèle plusieurs traces de bourgs castraux et d'une villa gallo-romaine; lacs du Laoucien, grotte et source des Orris. La commune abrite une maison de retraite (35 sal.) et cultive 289 ha de vignes; elle a une cave coopérative.

Le canton a 16 200 hab., 8 communes, 21 391 ha dont 14 295 de bois. Mazaugues (520 Mazauguais, 5 379 ha dont 5 000 de bois) est dans une clairière de plaine à 6 km à l'ouest du chef-lieu. Le relief y atteint 915 m au sud-ouest, au Mourre d'Agnis; une branche du canal de Provence traverse la commune en souterrain. Mazaugues est le siège de la communauté de communes du Val d'Issole (8 communes, 16 200 hab.); elle a des restes du bourg castral de Meynarguettes, du château de Saint-Gal, d'anciennes mines et d'anciennes glacières à Fontfrège, qui justifient la présence d'un musée de la glace. La population augmente un peu depuis le minimum de 330 hab. en 1975 (+100 hab. de 1999 à 2004).

Méounes-lès-Montrieux (1 300 Méounais, 4 092 ha dont 1 773 de bois) est à 7 km au sud du chef-lieu à peu de distance du Gapeau, qui draine les eaux de la commune vers le sud. Elle se distingue par ses dix fontaines, de nombreuses grottes dont celle des Rampins, les hameaux ruinés de Montrieux-le-Vieux et Montrieux-le-Jeune au sud-ouest, celui-ci avec une chartreuse du 13e s. Une branche varoise du canal de Provence traverse en souterrain l'angle sud-ouest du finage. Le nom de la commune était simplement Méounes avant 1936. De 1 200 hab. au début du 19e s., sa population est descendue à moins de 500 en 1931; elle croît surtout depuis 1970.

La partie orientale du canton est plus peuplée, avec Néoules, Garéoult, Forcalqueiret et Rocbaron. Sainte-Anastasie-sur-Issole (1 600 Saintanastasiens, 1 071 ha dont 780 de bois) est la plus à l'est, à 3 km de Forcalqueiret, dans le couloir de l'Issole au sud de la Barre de Saint-Quinis. Elle a une porte renaissance, un haut village en cours de rénovation; grotte fortifiée dite de Gaspard de Besse, coopérative vinicole de 1924 (56 ha de vignes). Le nom s'est allongé en 1935; la commune n'avait que 260 hab. en 1954 et croît surtout depuis 1980.