Saales

950 hab., 988 ha dont 549 de bois, chef-lieu de canton du Bas-Rhin dans l’arrondissement de Molsheim, 35 km au SO de la ville au fond de la vallée de la Bruche et au pied du col de Saales. Celui-ci, franchi par la route (N 420) et la voie ferrée à 556 m, offre la traversée la plus commode des Vosges, dominée par des crêtes montant à 800 m. Il était suivi par la route des sauniers (Via Salinaria), et le village pourrait devoir son nom au sel, mais sal est aussi et plus simplement un vieux radical pour l’eau courante. Ce nom est parfois écrit localement Saâles, mais l’orthographe officielle est bien Saales.

Le village tient un petit carrefour dans un bassin de montagne et dispose d’une gare. Le finage s’étire du NO au SE le long de la limite départementale et régionale. Sa limite s’appuie au nord sur le Solamont (831 m), à l’ouest sur les Quatre Bornes (790 m), au sud sur le Voyemont (744 m). La Bruche fait une très brève incursion sur son territoire tout à l’est, vers laquelle converge l’éventail des ruisseaux de Saales. Quelques hameaux se dispersent autour du village, comme Fraisegoutte à l’ouest et le Chêne ou la Voistine au nord-est, et la lointaine ferme de l’Abatteux au sud-est sous le sommet de même nom (698 m). Un centre médical s’est établi sur le relief au nord du village, à partir d’un ancien sanatorium de 1904; de statut privé (Ugecam), rénové dans les années 1950, il continue de traiter les maladies pulmonaires et le moyen séjour (125 lits) et comporte une maison de retraite.

La population communale, longtemps stable vers 1 100 hab., avait baissé de la dernière guerre à 1990 (780 hab.) et a repris un peu depuis. Plusieurs cimetières militaires sont aux environs, ainsi qu’un village de vacances et une maison familiale de vacances, l’hostellerie des Princes de Salm (70 sal.) et de nombreuses fontaines. Le village propose un marché paysan rénové depuis 1996, des commerces et services actifs, une petite zone d’activités. Les environs de Saales entretiennent une spécialité de «mûroise», sirop de mûres et framboises.

Le canton, avec seulement 3 900 hab. (3 500 en 1999), 7 communes et 8 583 ha dont 4 487 de bois, est le moins peuplé de toute l’Alsace; voisin du département des Vosges, il se limite aux têtes du bassin de la Bruche; il contient deux communes de l’ancien Ban de la Roche, Colroy et Saint-Blaise-la-Roche.