Saint-Ciers-sur-Gironde

3 200 hab. (Saint-Cyriens), 3 834 ha dont 592 de vignes, chef-lieu de canton de la Gironde dans l’arrondissement de Blaye, à l’est de l’estuaire de la Gironde à la limite du département, 20 km au nord de Blaye. Elle fut Saint-Ciers-Lalande jusqu’en 1902. La bourgade est sur les basses collines au bord des palus; elle partage avec Braud-et-Saint-Louis un grand marais semi-circulaire, drainé depuis le 17e s. par des Hollandais à l’initiative du duc de Saint-Simon; spécialité de légumes; musée archéologique, collège public, maison de retraite (50 sal.); installations électriques Sietel (50 sal.), magasin Super-U (40 sal.), négoce de matériaux (30 sal.). Le port des Callonges est sur la rive de la Gironde à l'angle sud-ouest de la commune. La population communale, descendue de 2 900 hab. en 1876 à 2 000 en 1975, a fait peu après un saut durable de près d’un millier d’habitants avec la construction de la proche centrale nucléaire, puis sa population s'est stabilisée.

Le canton, limitrophe de la Charente-Maritime, a 12 200 hab. (11 000 en 1999) et 11 communes pour 21 900 ha dont 6 782 ha de bois; il correspond exactement à la communauté de communes du canton de Saint-Ciers-sur-Gironde; il est traversé par l’A 10. Braud-et-Saint-Louis (1 400 Braudiers, 4 924 ha), 4 km SSO de Saint-Ciers, est également au bord des marais. Le canal des Sables et le canal Saint-Georges fixent la limite méridionale de son territoire. La commune a accueilli au bord de la Gironde la centrale nucléaire du Blayais (1981, 4 groupes de 910 MW chacun, 1 200 employés). Ses installations ont attiré d'autres entreprises: ingénierie Techman (160 sal.), maintenance industrielle Endel (50 sal.), chaudronnerie Sigedi (50 sal.), gardiennage Main (30 sal.). La commune, issue d'une fusion précoce (années 1790), cultive 265 ha de vignes et elle est le siège de la communauté de communes du canton de Saint-Ciers-sur-Gironde, qui correspond exactement au canton. Son gain de 1982 (1 750 hab. sdc contre 990 en 1975) s’est érodé dès 1990; elle a néanmoins repris 70 hab. de 1999 à 2008.

Étauliers (1 740 Étaulois, 1 298 ha dont 270 de bois), sur la N 137 à l'extrémité orientale des marais, a profité aussi de la centrale (750 hab. en 1975, 1 500 en 1982). Le village est surtout résidentiel; son territoire s'étend peu dans le marais et cependant n'est guère viticole (19 ha seulement); la commune accueille un Intermarché (30 sal.) et a gagné 330 hab. de 1999 à 2008. Anglade (840 hab., 1 382 ha dont 391 de vignes), à l'ouest, 11 km SSO du chef-lieu, a une fraction de marais à l'ouest entre le canal Saint-Georges et le canal des Portes romaines, et au nord du village, mais est surtout établie sur une avancée du bas plateau viticole; elle a gagné 60 hab. de 1999 à 2008. Le finage d'Eyrans (680 hab., 428 ha dont 176 de vignes) se limite à celui-ci; le village est doublé à l'est par le hameau du Pontet sur la D 937 (ancienne N 137 Bordeaux-La Rochelle), 9 km au NNE de Blaye; traitement des eaux de la Saur (40 sal.); la population s'est accrue de 90 hab. entre 1999 et 2008.

Le plateau à l’est est plus élevé (50 à 60 m), viticole et boisé. Reignac (1 500 hab. dont 60 à part, 3 743 ha dont 1 650 de bois et 492 de vignes) est à 13 km au SE du chef-lieu et traversée par l'A 10 qui y a un échangeur avec péage et agence des ASF (20 sal.); centre de formation muli-métiers; elle a gagné 200 hab. de 1999 à 2008. Verdot est un gros hameau au sud-est. Le cours de la Livenne au nord sépare son territoire de celui de Marcillac (1 100 hab., 3 223 ha dont 1 228 de bois et 657 de vignes), à 8 km ESE du chef-lieu et limitrophe du département de Charente-Maritime, a un échangeur de l’autoroute d’Aquitaine et, tout à l’est près de Montendre, un hippodrome et un aérodrome, dit de Montendre-Marcillac, avec aéroclub à Montendre (Charente-Maritime). La population communale a décrû depuis les 1 500 hab. de 1930 mais a regagné 130 hab. entre 1999 et 2008. La société EBV produit de l’électricité (12,5 MW) avec les déchets de la vigne; coopérative vinicole (65 sal.), disttillerie (20 sal.), négoce de vins des Vignerons de Tutiac (30 sal.). La commune comprend au nord-ouest une fraction du bas plateau autour du Maine-Minot; sa limite occidentale rase le village de Saint-Aubin.

Saint-Caprais-de-Blaye (550 hab., 517 ha dont 159 de vignes) et Saint-Aubin-de-Blaye (810 hab., 1 154 ha dont 226 de vignes et 233 de bois) sont entre Marcillac et le chef-lieu chef-lieu. Saint-Aubin est à 4 km au SE de Saint-Ciers sur la route nationale vers Saintes (ex-N 137) et sur la rive droite du Ferchaud, affluent de la Livenne qui vient du nord; elle accueille une chaudronnerie (A2M, Assistance Maintenance Métallurgie, 55 sal.). Saint-Caprais est à 4 km à l'est de Saint-Ciers sur la rive gauche du Ferchaud, entre la N 137 et l'A 10, qui a une aire de repos au nord-est de son territoire; elle a gagné 140 hab. de 1999 à 2007, Saint-Aubin 100.

Le relief s'élève un peu vers le nord dans un paysage de collines où sont deux communes. Saint-Palais (500 hab., 976 ha), 3 km NNE de Saint-Ciers, cultive 403 ha de vignes et a gagné 70 hab. après 1999. Pleine-Selve (220 hab., 423 ha), 6 km NE du chef-lieu, traversée par la D 137 (ex-N 137) est la commune la plus septentrionale du canton et même du département à l'est de l'estuaire; on y cultive 100 ha de vignes.