Saint-Cyprien

1 600 hab. (Cypriotes), 2 150 ha dont 842 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Sarlat-la-Canéda, 19 km à l’ouest de celle-ci dans la vallée de la Dordogne, en pays de châteaux, de grottes et de conserveries. Le village est au pied du coteau de rive droite, entre deux débouchés de vallons; il a un clocher-donjon classé de l'ancienne abbatiale, un collège public; fabrique de vêtements (Téton, 140 sal.), supermarché Carrefour (45 sal.). Un château est au-dessus du village, un hippodrome dans la plaine. Le finage s'étend assez largement sur le plateau, poussant une pointe vers le nord-ouest en direction du Bugue, entre les vallons du Moulinet et de la Marquise, où sont plusieurs grottes, dont celle du Chien. La commune se dépeuple lentement depuis les 2 600 hab. de 1881 et le mouvement ne s’est arrêté qu'après 1999. Le village est le siège de la communauté de communes de la Vallée de la Dordogne (5 800 hab., 11 communes).

Le canton a 6 8000 hab. (6 500 en 1999), 14 communes, 19 540 ha dont 8 172 de bois. Il longe la Dordogne au sud, annexant rive gauche un lobe de méandre divisé en trois communes, et s’étire vers le nord jusqu’au-delà de la vallée de la Vézère, où il inclut Les Eyzies et Tursac. Quatre communes sont à l'ouest du chef-lieu. Audrix (300 hab., 622 ha) est à 10 km à l'ouest de Saint-Cyprien sur une colline, avec une austère réglise romane; le gouffre de Proumeyssac s'ouvre au nord-ouest; la commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2007. Saint-Chamassy (520 Eumacois, 1 560 ha dont 378 de bois) est à 2 km auu SO d'Audrix; un dolmen est au sud; la commune s'éten en partie dans la plaine de rive droite de la Dordogne et de rive gauche de la Vézère à l'ouest, où sont le château du Marais et le hameau du Mouscard, mais sans aller tout à fait jusqu'au confluent. La commune a également gagné 60 hab. après 1999.

Coux-et-Bigaroque (990 Couxois, 1 933 ha dont 385 de bois), résultat d'une fusion de 1825, comprend plusieurs hameaux et associe l'étroite plaine de rive droite de la Dordogne à un large secteur du plateau; Coux est sur le coteau de Dordogne à 10 km SO du chef-lieu; Bigaroque est un hameau à l'extrême pointe occidentale du finage, où parvient la vallée encaissée de la Boule. Tout au nord, la commune partage avec Saint-Chamassy, dans la vallée de la Boule, la base de loisirs de l'étang du Bos. Sa population s'est accrue de 150 hab. entre 1999 et 2008; son minimum fut de 650 hab. en 1975, mais elle était proche de 1 800 hab. en 1851. Mouzens (250 Mouzencois, 814 ha dont 204 de bois) aligne ses maisons dans un étroit vallon à 5 km SO de Saint-Cyprien; la commune comporte aussi une part de plaine et une part de plateau; au nord-est du village sur le relief dominant la Dordogne, Monsec associe château (14e au 16e s.) et chapelle sur le site d'un ancien oppidum gallo-romain

Trois communes sont au sud de la Dordogne. Marnac (190 hab., 792 ha dont 220 de bois) est à 6 km SSO du chef-lieu, dans les collines; son finage s'élargit en triangle au sud. Il laisse ainsi peu de place à celui de Berbiguières (190 hab., 535 ha dont 206 de bois), sa voisine à l'est dont le village, 5 km au sud du chef-lieu, est entouré de buttes et assorti d'un gros château des 12e et 17e s., qui fut siège d'une seigneurie. Allas-les-Mines (210 hab., 704 ha), 3 km à l'est de Berbiguières et 6 km au SSE du chef-lieu, se tient au pied du coteau de rive gauche de la Dordogne au débouché d'un vallon; au sud-est, également au pied du coteau, sont le château de Goudou (12e et 16e s.) et le hameau d'Envaux au confluent de la Dordogne avec le petit Antinol qui vient du sud. Du lignite a été exploité au sud de la commune sur le site de Dantou, qui aurait eu jusqu'à 1 200 salariés au 19e s.; Allas a eu aussi une cimenterie. Son nom est de 1910; elle s'était appelée auparavant Allas, puis Allas-de-Berbiguières. Elle a eu au maximum 490 hab. (1856), au minimum 190 (en 1982).

Quatre autres communes se partagent le plateau à l'est de Saint-Cyprien. Meyrals (600 Meyralais, 1 816 ha dont 983 de bois) est à 3 km au NNE; sa population s'est accrue de 130 hab. entre 1999 et 2008 (+28%). Son territoire se limite au plateau et atteint au nord la vallée de la Beune où sont deux grottes, dont celle de Bernifal à la pointe nord du finage; il contient au nord-ouest le hameau de Carmensac, au sud le château de la Roque (12e-13e s.) à hautes tours, en partie classé. Castels (580 Castelois 1 960 ha dont 907 de bois) jouxte Saint-Cyprien au nord-est dans le vallon du Moulant, mais son finage s'étend assez largement à l'est sur le plateau, au sud dans la plaine de la Dordogne; église du 12e s. au-dessus du village, château de l'Argentonesse (18e s.) au sud-est au pied du relief, ancien prieuré de Redon-Espic avec une église classée du 12e s. tout à l'est au bout de la vallée du Moulant; la commune a gagné 120 hab. de 1999 à 2008.

Bézenac (130 hab., 416 ha dont 205 de bois) aligne ses maisons au sud-est, au pied du coteau de rive droite de la Dordogne, 5 km au SE du chef-lieu et n'a qu'un petit territoire triangulaire, qui s'ouvre sur la Dordogne et se termine en pointe sur le plateau; église du 12e s. Saint-Vincent-de-Cosse (390 hab., 719 ha dont 190 de bois), 3 km plus à l'est, est dans une position comparable mais avec plus d'ampleur, au moins dans la plaine grâce à une large courbe de la Dordogne vers le sud; viandes Delguel (40 sal.); châteaux de Panassou (15e-16e s.) à l'ouest et de Monrecours (19e s. néorenaissance) à l'est; Cosse est un petit hameau tout au nord sur le relief, mais sur le territoire de la commune voisine de Beynac-et-Cazenac.