Saint-Étienne-au-Mont

5 100 hab. (Stéphanois), 1 405 ha dont 350 de bois, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Samer, 5 km SSE de Boulogne sur la rive gauche de la Liane. La mention «au Mont» date de 1937. Elle a une gare, un collège public et partage le site d'activités du Pont de Briques avec Saint-Léonard et Isques. La commune a 2 500 m de rivage et de plage, mais sans accès routier, si ce n'est, à la limite d'Équihen, par une piste en béton sur le vieux chemin des Juifs, ainsi nommé parce qu'il fut construit en 1943 par des détenus juifs internés au camp de Condette. Elle a un camping de 250 places, mais guère de résidences secondaires. De 500 hab. au milieu du 19e s., sa population est montée à 1 600 hab. vers 1900, 3 000 en 1954 et elle a dépassé les 5 000 hab. en 1990 puis est restée à peu près étale.

Son finage est en trois parties. L’une regarde vers la Liane et Boulogne et concentre la plus grande partie de la population et des activités, dont les cartonnages Gaultier (110 sal.) et Ondulys (25 sal.), les installations électriques EEB (30 sal.), un Intermarché (30 sal.) et s'orne des châteaux d'Audisque (18e s., avec parc) et de la Cachaine (18e s.). La deuxième est sur un plateau nu à plus de 100 m, où trône le hameau d'Écault, dans lequel ont été trouvés des restes archéologiques gallo-romains. La troisième, décalée vers le sud, correspond à la retombée du plateau sur la côte; elle porte une forêt domaniale de 300 ha relevant du ministère de l'Agriculture, et la falaise morte est précédée par un cordon de dunes de quelques centaines de mètres de large et de 160 ha, appartenant au Conservatoire du littoral. La limite sud suit le cours de la petite Warenne, qui vient de Condette.