Saint-Geniez-d'Olt

2 110 hab. (Marmots), 3 549 ha dont 1 442 de bois, chef-lieu de canton du département de l'Aveyron dans l'arrondissement de Rodez, 45 km ENE de la préfecture, à 420 m. La bourgade est située dans une petite plaine de rive gauche du Lot où débouchent les ruisseaux de Juéry et de l'Auronne, qui descendent du causse de Sauveterre. Ce fut une bourgade active dans la tannerie et le drap, mais elle resta à l'écart des voies ferrées et ces activités déclinèrent au long du 19e siècle.

Elle a eu 3 900 hab. en 1866, moins de 2 600 en 1931 et la population a continué à décliner ensuite; mais elle a regagné 170 hab. de 1999 à 2009. Elle fut aussi un centre de culture de la fraise; elle s'orne d'une église du 14e s., issue d'un couvent, dont le cloître, où se trouve la mairie, est le plus intéressant monument de la ville; un hôpital local (14 lits), un collège public et un privé, un Intermarché (25 sal.), maçonnerie Rigal (45 sal.).

La commune, devenue «d'Olt» en 1936, est «station verte de vacances»; base de canoës Adalpa, avec hébergement (60 lits), village de vacances. Saint-Geniez a quatre hôtels (110 chambres), deux campings (410 places) dont un de luxe (190 places), 570 résidences secondaires (36% des logements). En hauteur, jouissant d'un large panorama, un mausolée de marbre a été élevé, à l'emplacement de l'ancien château féodal, par Marie Talabot, épouse du patron des chemins de fer du PLM mort en 1885. Curieusement, la commune envoie un long bras vers le nord-est jusqu'à la limite de la région, incluant ainsi le hameau de Bonance que l'on n'atteint qu'au bout de 20 km de petites routes.

Le canton a 3 400 hab. (3 200 en 1999), 6 communes, 19 449 ha dont 5 804 de bois; il est limitrophe de la Lozère; au nord il monte à plus de 1 400 m dans l'Aubrac; au sud il mord à peine sur le causse de Sauveterre. La commune de Prades-d'Aubrac (30 Pradésiens, 4 664 ha dont 1 369 de bois), dont le village est à une altitude de 900 m, 18 km au NO du chef-lieu, est la plus montagnarde du canton; elle a eu 1 800 hab. dans les années 1880, et s'est constamment dépeuplée depuis; un tiers des logements sont des résidences econdaires. Tout au nord du finage sont la source et la station de ski alpin de Brameloup, 10 km au NE du village; au sud, la commune atteint le Lot, élargi par le barrage de Castelnau-Lastours et faisant du lobe de méandre de Lous une presqu'île escarpée.

Le reste du plateau de l'Aubrac relève de la commune d'Aurelle-Verlac (170 Aurellacois, 5 468 ha dont 1 296 de bois), au nord de Saint-Geniez et qui n'a pas d'accès à la vallée du Lot. Le village est à 1 000 m et son territoire monte jusqu'à 1 463 m aux Cazalets à la limite du département de la Lozère, près du signal de Mailhebiau, point culminant du département de l'Aveyron; il a eu plus de 1 000 hab. au 19e siècle et s'est dépeuplé régulièrement depuis, perdant encore 50 hab. de 1999 à 2009. De l'Aubrac descendent vers le Lot plusieurs boraldes aux noms pittoresques: Merdanson, Mardon, Bonance; Verlac est à 7 km au NE de Saint-Geniez, vers 960 m; Aurelle est un village abandonné, dont il ne reste qu'une chapelle du 14e s.

Pomayrols (150 Pomayrolais, 2 310 ha dont 514 de bois), 7 km à l'est du chef-lieu à 550 m, disperse ses hameaux sur la soulane du Lot. La commune aurait eu 3 700 hab. au début du 19e s., chutant à 1 000 environ vers 1860 et dégringolant ensuite sans arrêt, du moins jusqu'en 1999.

Pierrefiche (280 Pierrefichois, 1 710 ha ont 441 de bois), 10 km au SO de Saint-Geniez par la route, mais à 3 km à vol d'oiseau, à 560 m, est une commune du rebord du causse de Sauveterre; au SO, grange fortifiée du 14e-15e s., à deux tours, dite château de Galinières; travaux publics Conte (30 sal.). La commune a eu 1 800 hab. au début du 19e s., 600 en 1856 et un minimum de 100 en 1982.

Enfin Sainte-Eulalie-d'Olt (370 Sainte-Eulaliens, 1 748 ha dont 742 de bois), 3 km en aval de Saint-Geniez à 425 m, est «station verte de vacances» et classée parmi les «plus beaux villages de France» et les «villages de charme» pour le paysage des bords du Lot et pour ses vieilles pierres, et pour ses efforts de rénovation et de fleurissement. Elle fut un castrum fortifié; belle église romane, restes d'un château du 15e s. à tourelle, maisons médiévales et renaissance; musée galerie Marcel Baudou (peintre local), pôle et école d'art du Chien Bleu, festival musical estival, moulin du 18e s.; un petit hôtel, deux petits campings, un tiers de résidences secondaires. La mention «d'Olt» date de 1954; la commune eu 1 200 hab. en 1851, 700 en 1921. Saint-Geniez est le siège de la communauté de communes des pays d'Olt et Aubrac (6 communes, 3 400 hab.).