Saint-Genis-de-Saintonge

1 300 hab. (Génésiens), 1 102 ha, chef-lieu de canton de la Charente-Maritime dans l’arrondissement de Jonzac, 14 km ONO de la ville; sur la N 137; collège public, maison de retraite (Residalya, 20 sal.), institut rural et institut médico-éducatif. La population communale avait atteint 1 300 hab. en 1881; elle a baissé jusqu’à 800 hab. en 1975 et un peu repris depuis; elle s'est accrue de 270 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 7 700 hab. (6 900 en 1999), 16 communes, 20 863 ha dont 4 442 de bois; il s’étire de la rive droite de la Gironde au talus de faille de Pons; il est ainsi traversé successivement d’ouest en est par la route de Bordeaux à Royan, l’A 10 Aquitaine, la N 37, et la voie ferrée Bordeaux-Saintes qui suit la vallée de la Seugne. Il continue néanmoins de se dépeupler (8 900 hab. en 1936).

Mosnac (480 Mosnacais, 1 244 ha dont 383 de bois), 4 km au NE de Saint-Genis sur la Seugne juste en aval du confluent avec le Trèfle, a une église romane et une gare. Clion (790 Clionnais, 1 584 ha dont 282 à part), au bord de la Seugne à 6 km à l’est de Saint-Genis, a aussi une église romane et un musée de la vie rurale; elle a gagné 50 hab. depuis 1999. Entre les deux, Saint-Georges-Antignac (420 Saint-Georgiens, 1 010 ha), issue d’une fusion de 1973 entre Saint-Georges-de-Cubignac et la toute petite Antignac (70 hab.) plus à l’est, a une scierie spécialiste de merrains (Bertrand, 20 sal.), et 40 hab. de plus qu'en 1999.

Plassac (590 Plassacais, 1 548 ha dont 650 de bois), 2 km au sud du chef-lieu, s’orne d’un château de 1772 et accueille la collecte d'ordures Sita (25 sal.); sa population s'est accrue de 200 hab. entre 1999 et 2008, soit 34%. Bois (610 Boisiens dont 110 à part, 2 112 ha dont 687 de bois), 3 km à l’ouest du chef-lieu, a gagné 70 hab. dans le même temps; elle a une église romane, un site préhistorique du gravettien au lieu-dit Saint-Julien, et une bonne part de la forêt de la Lande où fut fondée en 1841 la colonie agricole du Logis-Saint-Antoine, devenue un lycée agricole catholique avec internat.

Le canton est en effet barré du NO au SE par la grande forêt de la Lande. Trois communes des abords de la Gironde sont ainsi séparées du reste du canton, et prolongent les vignobles girondins. Saint-Fort-sur-Gironde (900 Saint-Fortais, 2 422 ha dont 408 de bois), 13 km OSO du chef-lieu, est la commune la plus peuplée; elle s’étire sur 8 km du rivage à la forêt; elle cultive 374 ha de vignes et a un appontement sur la Gironde à Port-Maubert, au débouché de la petite vallée du Taillon; église romane et renaissance; travaux publics Bordet (30 sal.); un camping (50 places), un quart de résidences secondaires.

Saint-Dizant-du-Gua (550 Saint-Dizanais, 1 844 ha dont 468 de vignes) est à 3 km au SE de Saint-Fort et son finage atteint le rivage, mais désert, à l’extrémité septentrionale des polders du marais de Saint-Ciers. Le château de Beaulon, gothique de la fin du 15e s., est à la tête d’un domaine viticole de 150 ha et producteur de cognac; son parc de 15 ha a deux fontaines naturelles à l’eau très bleue, colorée par des micro-algues. La commune n’atteint pas la forêt de la Lande, qui est en grande partie dans le territoire voisin de Lorignac (470 Lorignacais, 1 753 ha dont 353 de vignes et 273 de bois), village à 3 km à l’est de Saint-Fort, à l’écart des rives de la Gironde.