Saint-Georges-d'Oléron

3 570 hab. (Saint-Georgeais), 4 655 ha dont 1 127 de bois, commune de la Charente-Maritime dans le canton de Saint-Pierre-d'Oléron, 5 km au NO du chef-lieu. La commune traverse l'île et c'est elle qui dispose de la plus grande longueur de côte. À l'ouest, la côte sauvage, presque sud-nord, est couronnée de dunes qui portent la petite forêt domaniale de Domino, près du village de ce nom; un peu au nord à Chaucre, que l'on dit un ancien village de naufrageurs, fonctionne une école de plongée. La côte opposée est très différente. Un large cordon de sables y enferme les grands marais salants que Saint-Georges partage avec Saint-Pierre. Il est couvert par les forêts domaniales des Saumonards et de Boyardville, face à Fort-Boyard. Près du fort de Boyardville, l'étier des étangs a été réaménagé pour accueillir un port de plaisance de 235 anneaux, et un petit port de pêche y subsiste.

Saint-Georges est apprécié pour la diversité de son offre de loisirs et a le plus grand nombre de campings de l’île (dont trois de 20 à 35 salariés), plus des colonies et villages de vacances. Au bord de l’anse de la Malconche que borde la forêt des Saumonards, est réservée l’une des trois plages naturistes de l’île. La commune cultive 217 ha de vignes et s’est vu attribuer un lycée expérimental. L'accueil touristique s'est fortement développé récemment; la commune a 7 200 résidences secondaires (1 800 principales), 5 hôtels (100 chambres), 20 campings (4 900 places) dont 9 de luxe (2 700 places); le total surpasse même Royan. Sa population avait atteint 5 300 hab. en 1881, mais était descendue à 3 000 en 1936; diminuée par la sécession de La Brée-les-Bains en 1951, elle était de 2 400 en 1954, et augmente depuis: elle a 230 hab. de plus qu'en 1999.