Saint-Germain-de-Calberte

470 hab. (Saint-Germainois), 3 860 ha dont 1 330 de bois, chef-lieu de canton de la Lozère dans l’arrondissement de Florac, 38 km au SE de Florac dans la vallée du Gardon de Saint-Germain, à 500 m. Le village s’est nommé Côte Libre en 1793, et avait 2 000 hab. vers 1850, 1 200 en 1901; il a perdu une trentaine d’habitants entre 1999 et 2009. On y voit un château médiéval en restauration, un centre d’accueil du Parc, un village de vacances à la Serre de la Can; deux petits hôtels, 280 résidences secondaires sur 540 logements.

Le canton, limitrophe du département du Gard, a 3 000 hab., 11 communes, 26 755 ha dont 11 405 de bois. Son relief très accidenté est découpé par les serres du versant méditerranéen des Cévennes. Il englobe au sud une partie de la Vallée Française (gardons de Sainte-Croix et de Mialet), au centre celle du Gardon de Saint-Germain, au centre-est celle du Galeizon et au nord la haute vallée du Gardon d’Alès. Tout au nord, à 14 km du chef-lieu, la commune de Saint-Privat-de-Vallongue (280 Privatiers, 2 387 ha dont 1 012 de bois) étale ses hameaux du sommet du Bougès (1 350 m au Ventalon) jusqu’aux abords du Collet-de-Dèze, par le col de Jalcreste (833 m) sur la N 106 et la chapelle de la Salette. Une fraction occidentale de la commune tombe sur le Tarn, par la haute vallée de la Mimente qui descend vers Florac; anciennes mines de baryte, village de vacances.

Le Collet-de-Dèze (700 Collétains, 2 647 ha dont 1 895 de bois) fait relais en direction de La Grand-Combe (18 km) dans la vallée du Gardon d’Alès, à 300 m seulement. La commune a un collège public, avec un petit internat; elle est le siège de la communauté de communes Vallée Longue et Calbertois en Cévennes (8 communes, 2 100 hab.); elle a perdu 60 hab. de 1999 à 2009. Au sud-est, les hameaux de la commune de Saint-Martin-de-Boubaux (180 Boubaussois, 3 141 ha dont 716 de bois) occupent les deux versants du Galeizon entre les montagnes de Mortissou (890 m) et de la Vieille Morte (920 m); musée de la châtaigne et du châtaignier la Figarette (écomusée du Parc).

Saint-Étienne-Vallée-Française (570 Valfranciens dont 40 à part, 5 099 ha dont 2 636 de bois), dont le centre est à 9 km au SE du chef-lieu, organise la vallée du Gardon de Mialet et a un collège public; château du 14e s. remanié, un camping, 270 résidences secondaires (47% des logements). La commune avait plus de 2 000 hab. dans la première moitié du 19e siècle; elle s’est dépeuplée jusqu’en 1982 (430 hab.) et a légèrement repris depuis; elle a gagné 50 hab. entre 1999 et 2009.

Moissac-Vallée-Française (230 Moissacois, 2 705 ha dont 1 282 de bois), au SO de Saint-Étienne, disperse ses habitations sous la corniche des Cévennes sur les versants de la vallée du Gardon de Sainte-Croix, et y cache l’ancienne église de Notre-Dame de Valfrancesque (fin du 12e s.), devenue temple protestant de la Boissonnade en 1823 et classée en 1929; forêt domaniale des Gardons, fromagerie coopérative du pélardon des Cévennes. Saint-Martin-de-Lansuscle (170 Lansusclais, 1 805 ha dont 600 de bois, à 600 m), 10 km à l’ouest de Saint-Germain sous la crête de Fontmort, est le siège de la petite communauté de communes Cévenne-Hauts Gardons qui groupe 8 communes (1 700 hab.) dont les autres sont en Vallée française dans le canton de Barre-des-Cévennes.

Le pélardon, AOC de 2000

Le pélardon est un fromage au lait de chèvre cru et entier à pâte molle. Sa croûte est fine. Sa pâte est de couleur blanche à ivoire, de texture homogène. Sa forme est celle d'un cylindre à bords arrondis d'environ 2,2 à 2,7 cm de hauteur et de 6 à 7 cm de diamètre. Il pèse un peu plus de 60 grammes onze jours après l'emprésurage, et contient 45% de matière grasse dans la matière sèche. La zone d'appellation couvre les Cévennes et Garrigues de la Lozère, du Gard et de l'Hérault jusqu'à la Montagne Noire et aux Hautes Corbières de l'Aude (500 communes). Le lait ne subit aucun traitement thermique. L'ensemencement en ferments lactiques se fait à partir du lactosérum issu de la fabrication précédente. Une faible quantité de présure est ajoutée pour donner un caillage essentiellement lactique. Le moulage s'effectue à la louche, à partir de caillé frais. L'affinage du pélardon doit être de onze jours minimum à compter de l'emprésurage, afin de lui permettre de développer ses meilleurs atouts grâce à sa texture onctueuse et crémeuse (d'après un texte plus ou moins commun à plusieurs sites locaux et fromagers); 150 producteurs en livrent annuellement 400 tonnes. Curieusement, l'association de défense du Pélardon a son siège à Lattes (Hérault) au domaine vinicole interprofessionnel de Saporta (Maison des Agriculteurs).