Saint-Germain-les-Belles

1 180 hab. (Saint-Germinois), 3 728 ha dont 650 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Vienne dans l’arrondissement de Limoges, 35 km au SE de la préfecture, à 430 m; «les Belles» est une déformation de «la Beylie» et renvoie donc à un magistrat, le bayle, non à des donzelles. Le village a de belles maisons anciennes, un donjon carré ruiné, une église fortifiée et un lac de 5 ha avec base de loisirs; un collège aussi et une gare sur la ligne Limoges-Toulouse. Au SO, au Martoulet, échangeur de l’A 20 et de la N 20 avec le réseau local; transports Bourdon (35 sal.). La population communale a constamment été au-dessus de 2 000 hab. au 19e siècle, atteignant même 2 600 en 1891; elle a diminué ensuite jusqu’en 1990; elle s'est accrue de 40 hab. depuis 1999. Saint-Germain est le siège de la communauté de communes du Martoulet, qui groupe 5 des 8 communes du canton (3 300 hab.).

Le canton a 6 400 hab. (5 700 en 1999), 8 communes, 27 258 ha dont 7 399 de bois; il est limitrophe du département de la Corrèze. Meuzac (740 Meuzacois, 4 340 ha dont 1 684 de bois), 10 km au SO du chef-lieu à 420 m, a un grand plan d’eau (Forgeneuve, 17 ha) ouvert aux compétitions et entraînements de ski nautique; forêt de Magnac au nord du village, lande serpentine à l’ouest; négoce d’huiles et carburants (Minerva Oil, 45 sal.); la commune avait près de 1 700 hab. en 1911.

Château-Chervix (800 Châtelauds, 5 105 ha dont 1 959 de bois), 15 km à l’ouest du chef-lieu à 400 m, a aussi sa lande serpentine au sud de la commune, et englobe la grande forêt de Fayat. La butte du puy de Bar y monte à 533 m (panorama); alignement de quatre menhirs du Pré d'avant Clédie à l’orée des bois, au sud du finage, château de Fayat et château de Lavaud-Bousquet (16e-17e s.). Au village, considéré comme «petite cité de caractère», on voit un donjon de 32 m (classé) et une église à clocher-mur. La commune eut des mines d’or au temps des Romains, et même un atelier monétaire au 7e siècle; elle avait 2 000 hab. en 1911, a décliné ensuite, mais a repris 70 hab. depuis 1999.

Magnac-Bourg (1 020 hab., 1 511 ha dont 272 de bois), au centre du canton à 6 km à l’ouest du chef-lieu, à 440 m, est sur la nationale 20. Le village a une église classée du 15e s. à vitraux intéressants, et une tradition de décor des maisons en épis faîtiers; plastiques pour bâtiment Plastiform’s (40 sal.), boulangerie Briance-Breuilh (25 sal.), Intermarché (25 sal.). Au bout du village se trouvent aussi, à Lardimalie, une gare et un accès à l’A 20; il est ainsi en position de soutenir et concurrencer le chef-lieu; d’ailleurs il est le siège de la petite communauté de communes de l’Issaure, qu’il a formée avec Vicq-sur-Breuilh et Château-Chervix (3 000 hab.). Sa population avait presque atteint 1 300 hab. en 1896 et n’a cessé de diminuer depuis; mais elle aurait gagné 220 hab. de 1999 à 2008.

L’église de Vicq-sur-Breuilh (1 270 Vicquois, 5 089 ha dont 1 252 de bois), 14 km au NO de Saint-Germain, est connue pour sa grande crèche limousine du 18e s.; son territoire est traversé par l'A 20, qui y a une aire de repos (Briance-Ligoure); la commune était simplement Vicq avant 1933, et avait 2 350 hab. en 1891; elle a augmenté de 170 hab. depuis 1999. Glanges (520 hab., 2 285 ha dont 411 de bois) est à 10 km NNO du chef-lieu; elle a gagné 90 hab. depuis 1999.

Saint-Vitte-sur-Briance (350 hab., 2 066 ha dont 401 de bois) et La Porcherie (610 Porchariaux, 3 134 ha dont 770 de bois) complètent à l'est le canton; La Porcherie a une gare, une église inscrite du 12e s. et la motte castrale de Puy Archer ou Châteauvieux au sud-est du village, le hameau de Cirat à l'est. Saint-Vitte contient au nord-ouest le château de Curzac (16e s.) au bord de la Briance et a gagné 50 hab. depuis 1999.